Bo Being Bo Widerberg

Film

Being Bo Widerberg

Jon Asp , Mattias Nohrborg

Année de production :  2024

Pays de production : Suède

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2025

Date de sortie en France :

  • 02/07/2025

Numéro RCA / VISA : 164826

Classification :

  • Tous publics - 12/06/2025

Description

Résumé

Grâce à ses cinq passages à Cannes, les cinéphiles français ne pouvaient pas ignorer, vers 1970, l’importance de Bo Widerberg. Et puis, le cinéaste suédois a ensuite presque disparu des écrans. Pour le (re)découvrir en France, il a fallu attendre l’initiative du distributeur Malavida en 2013 et la rétrospective à la Cinémathèque en 2024. Ce documentaire suédois, premier film réalisé par le critique Jon Asp et le producteur Mattias Nohrborg, présenté à Cannes 2025, vient à bon escient parachever la réhabilitation artistique de celui qui fut le principal challenger d’Ingmar Bergman de 1963 à 1971, poussant peut-être le maître à se « moderniser », avec bonheur ! Dans la foulée de Cannes, Malavida présente une rétrospective en onze films, non intégrale puisque si L’Homme de Majorque (1984) sort enfin, Le Garçon et le dragon (un court de 1962), Heja Roland ! (1966) et Victoria (1979) restent toujours inédits. Being Bo Widerberg
, en suédois I huvudet på Bo (soit « Dans la tête de Bo »), présente de façon linéaire l’itinéraire de Bo Widerberg. D’abord écrivain vingtenaire à Malmö, il devient vers la trentaine critique de cinéma, un jeune Turc à la manière de Truffaut, voulant renverser la statue du commandeur Bergman, qu’il surnommait alors le « Cheval de Dalécarlie », l’accusant entre autres de ne pas montrer des personnages au travail… Il réalise quatre longs métrages en noir et blanc, d’abord tournés à Malmö, s’interrogeant sur sa culture prolétaire puis sur son égo de cinéaste comme dans Amour 65
, son autoportrait (via Keve Hjelm) à la manière de 8 ½
. N’acceptant pas de perdre son statut de star, Anita Ekberg en avait quitté le plateau. Puis il passe à la couleur, avec les œuvres majeures primées à Cannes, Elvira Madigan
(1967), Ådalen 31
(1969, chef-d’œuvre politico-poétique absolu) et Joe Hill
(1971). Puis c’est le passage à vide créé par ses exigences artistiques et un état parfois maniaco-dépressif qui lui donnent une réputation de réalisateur difficile, ce que ses ex-compagnes confirment, ainsi que ses collaborateurs, techniciens et acteurs, notamment Thommy Berggren (sept fois) et Stellan Skarsgård (dans Le Chemin du serpent, magnifique film passé inaperçu tant son austérité n’était plus à la mode en 1986)… Le documentaire évoque un peu l’interruption du tournage de Joe Hill aux États-Unis pour cause de désaccord avec la Paramount (tournage repris ensuite en Suède) mais aborde à peine le fiasco de Victoria, à la fois financier et artistique (c’était l’époque des « europuddings »), qui allait le discréditer longtemps. Being Bo Widerberg
constitue une introduction essentielle à l’œuvre d’un cinéaste dont l’intégrité artistique était la boussole. Il fait l’impasse sur les téléfilms et ses écrits, et analyse de façon superficielle la postérité de l’artiste (les interventions des réalisateurs Assayas/Hansen-Løve/Andersson/Östlund sont trop courtes). Cependant, les témoignages de ses enfants (très présents dans ses films) et de ses compagnes font davantage connaître l’homme qui appréciait du reste les rochers de Hovs Hallar, ceux de la partie d’échecs du... Septième Sceau

Genre : Documentaire

Générique

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 110

Couleur/NB : Couleur

Sonore/muet : Sonore

Collections liées