Titouan, les enfants du corail

Film

Karim Mahdjouba

Année de production :  2023

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Unité documentaire : Unitaire

Année de sortie dans le pays d'origine : 2025

Date de sortie en France :

  • 24/09/2025

Société(s) de production :

Classification :

  • Tous publics - 24/02/2023

Description

Résumé

Ce documentaire nous emmène à Moorea, une île voisine de Tahiti. Là, des jeunes découvrent en pratiquant le surf ou la pêche sous-marine que le corail est blanc, synonyme de mort. Titouan Bernicot et ses amis d’enfance cherchent à comprendre ce qui se passe. La chercheuse Laetitia Hédouin (CNRS/CRIOBE) explique qu’à cause du réchauffement climatique, 40 % du récif des îles de la Société est mort, rendu à l’état de squelette car privé des algues qui le nourrissaient. Or, le corail est vital pour au moins 7 % des hommes, parce qu’il absorbe l’énergie des vagues, favorise la pêche côtière, participe à l’attrait touristique et qu’il apporte de nouvelles molécules à l’industrie pharmaceutique. Titouan crée en 2017 l’association Coral Gardeners (les jardiniers du récif) afin d’agir pour sauver son île. Ils pratiquent le bouturage des coraux, avec l’aide de l’océanographe Mathilde Loubeyre, améliorant leur technique artisanale de replantage avec la lycéenne Lily Anzai qui invente une colle 100 % végétale à base de cire d’abeille. Après 2019, la scientifique Evelyne Chavent met au point avec eux des nurseries où les coraux poussent sur des cordes. Le pionnier du bouturage de corail, le docteur Austin Bowden Kerby leur rend visite et les aide à sélectionner les super coraux qui ont plus de chance à prospérer et à survivre. Un an après, Yoann Moissonnier collecte les boutures et les replante sur le récif, les fixant avec un ciment spécial. Parallèlement, venant de la Silicon Valley, le docteur Drew Gray vient fonder les Coral Gardeners Labs, mettant au point une caméra sous-marine pour surveiller les nurseries, ce qui permet aux poissons d’y revenir, les caméras les effrayant moins que les hommes. Le travail devant ordinateur prend de l’importance et l’I.A. entre en jeu, notamment pour reconnaître les poissons. Alors qu’au départ, les copains surfeurs passaient leur temps sur la mer ou en apnée auprès des coraux, les voici maintenant connectés devant des batteries d’écrans dans des bureaux. Les gentils écolo-jeunistes sont ainsi noyautés par « l’attirail internet », présenté ici comme lueur d’espoir ! En effet, comme le dit Laetitia Hédouin ou Austin Kerby, la restauration du récif n’est qu’un pis-aller car on ne soigne qu’à un certain endroit alors qu’il faudrait changer notre mode de vie global. Et à ce moment-là, l’image adopte le noir et blanc de circonstance pour souligner la gravité du drame climatique (réel). Cette politique du sparadrap n’empêche pas Titouan Bernicot de sombrer dans la foi naïve de « la force des réseaux sociaux », ravi de voir des jeunes européens « adopter » les coraux de Moorea et apporter ainsi des fonds à son association. Et l’image reprend alors des couleurs ! La réalisation est à l’unisson, totalement impersonnelle, tantôt pédagogique, tantôt touristique. Les images restent dans une esthétique publicitaire et font appel au besoin à l’I.A. et aux drones. Pire, la musique de fond, insupportable, est récupérée au kilomètre sur Artlist.io sans justification.

Genre : Documentaire

Générique

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 69

Couleur/NB : Couleur

Sonore/muet : Sonore

Consultation

État dans les collections : Non déposé

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