Germaine Acogny – Vom Schatten schwärmen
Film
Germaine Acogny, l'essence de la danse
Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 2025
Date de sortie en France :
- 16/07/2025
Numéro RCA / VISA : 160877
Classification :
- Tous publics - 18/12/2024
Société(s) de production :
Description
Résumé
, retraçait l’histoire du xylophone à résonateurs latino-américain. En dépeignant trois générations d’artistes, la réalisatrice berlinoise rappelait le pouvoir de l’art et de la musique. Avec Germaine Acogny
, elle poursuit le geste en s’intéressant à la vie et à l’œuvre de la « mère de la danse contemporaine africaine ». De Dakar jusqu’à Venise, en passant par Paris, Greta-Marie Becker et Germaine Acogny vont se rencontrer, puis se retrouver sur plusieurs années. Pour autant, le dispositif ne repose pas sur un mode conversationnel (la conversation filmée), mais plutôt sur un mode observationnel. En retrait, la réalisatrice prend le soin de gommer les traces de sa présence - s’offrant tout juste quelques tableaux chorégraphiés dans les rues ou sur les plages de Toubab Dialao. Cet effacement se fait pour mieux laisser l’espace aux voix authentiques, c’est-à-dire la chorégraphe, son entourage (familial, professionnel et artistique) et les archives (interviews, coulisses et performances). C’est pourquoi Germaine Acogny apparaît comme un portrait dessiné à plusieurs mains : la chorégraphe se raconte elle-même autant que par le prisme de ses rencontres (avec ses collaborateurs, ses collègues, ses danseurs et ses élèves). Alternant présent et passé, le documentaire s’emploie à faire revivre les temps forts de son parcours : le développement de la « technique Acogny » en 1968, la fondation de l’école Mudra-Afrique à Dakar dont elle fut la cofondatrice avec le chorégraphe Maurice Béjart, sa rencontre avec son époux Helmut Vogt, ou encore la création de son centre artistique, L’École des Sables, en 1998. Si le récit ne peut s’empêcher d’employer une formule éducative, c’est qu’il se doit de replacer les engagements de la danseuse à la fois dans un contexte historique et dans un champ politique. À l’image de l’œuvre de Germaine Acogny, le projet de Greta-Marie Becker vise alors à proposer une lecture décoloniale de la danse et de l’art, mais aussi des identités et des genres. « Comment travailler le concept de décolonisation ? La décolonisation des idées, des corps et du regard... Comment inventer une nouvelle façon d’être ? Comment inventer de nouveaux corps, finalement ? », s’interroge Patrick Acogny, le fils de la chorégraphe et le directeur artistique de l’École des Sables. La réponse se trouve dans la « technique Acogny ». Combinaison de danse classique, de danses contemporaines et de traditions ouest-africaines, elle fait du corps un outil de transmission (des savoir-faire et des savoir-être) et transforme les mouvements en langage à part entière. Elle s’ancre également dans une démarche collective : « Quand on est culturellement bien enraciné, on peut aller à la rencontre de l’autre » (s’ancrer dans le sol pour s’ouvrir vers le ciel). Femme admirée, parfois incomprise (« on m’a surnommé “la folle”, mais je ne suis pas folle. Seulement un peu inquiète »), Germaine Acogny s’impose alors comme l’ambassadrice d’une arme pacifique contre l’ignorance, la bêtise… ou encore le mal d’amour.
Genre : Documentaire
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 89
Couleur/NB : Couleur
Sonore/muet : Sonore