Lors d’une soirée, Alpha, 13 ans, se fait tatouer le bras avec son ami Adrien. Au matin sa mère, infirmière, s’inquiète qu’elle ait pu, à cause de l’aiguille, être contaminée par un virus mortel, qui se propage dans la population en se transmettant par le sang, et qui transforme les malades en statues friables. Au collège, Alpha est ostracisée ; Adrien s’inquiète de pouvoir être contaminé par elle. En rentrant chez elle, Alpha trouve, installé dans le salon, son oncle Amin, qu’elle n’avait plus vu depuis l’enfance. Il est toxicomane, atteint par le virus, et est venu pour se sevrer. La mère se réjouit de revoir son frère et le fait dormir dans la chambre d’Alpha. Alpha va se faire dépister. Dans la salle d’attente elle tombe sur son professeur d’anglais, avec son compagnon, atteint du virus. Elle attend ses résultats. La grand-mère d’Alpha affirme que le mal dont est atteint son fils a une explication magique : le « vent rouge ». Plus tard, Alpha pousse une porte et trouve sa mère en train de ranimer son oncle. Alpha découvre qu’Adrien s’était tatoué avec elle à la soirée. L’état d’Amin se dégrade. En voulant le soigner, sa sœur constate que son dos s’effrite. Un soir, comme lorsqu’elle était enfant, Alpha est emmenée par Amin dans une chambre d’hôtel où il se drogue. Il lui fait promettre de ne pas le ranimer. La mère les retrouve, et ranime Amin. Peu après, Amin se désintègre dans les bras de sa sœur et est emporté par le vent.