La Casa

Film

Caroline Benarrosh

Année de production :  2025

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2025

Date de sortie en France :

  • 03/09/2025

Numéro RCA / VISA : 158773

Classification :

  • Tous publics - 24/07/2025

Société(s) de production :

Description

Résumé

Fashion Week de Paris, 2023. Lobaï se rend au Palais de Tokyo, au sein duquel se tiendra le défilé de fin d’année de la Casa 93. Créé par Nadine Gonzalez en 2005 au Brésil, le projet vise à former les créateurs de demain. Et ce, de manière gratuite et alternative. En coulisses, Lobaï habille les mannequins et découvre, par la même occasion, les créations de la promotion actuelle. Il s’apprête à intégrer la prochaine promotion de l’école de mode avec d’autres jeunes qui s’appellent Mathis, Chloé, Le Grain, ou encore Émilie… Ils ont entre 18 et 25 ans et sont, pour la plupart, issus de milieux défavorisés ou en situation de décrochage scolaire. Mais leur créativité les a conduits à pousser les portes de l’établissement, situé en plein centre de Montreuil. Pendant un an, ils vont apprendre, se former, douter et se dépasser. Leur objectif est de proposer une collection collective, à la fois cohérente et contemporaine. Les mots-clés pour réussir : l’upcycling
, l’expérimentation et l’authenticité. Du début à la fin, le documentaire de Caroline Benarrosh prend la forme d’un récit d’apprentissage somme toute classique. Du moins, sa trajectoire est familière : La Casa est l’observation d’une mise en pratique. La réalisatrice filme l’école de mode telle qu’elle est. C’est-à-dire comme le vecteur d’une métamorphose. Mais ce n’est pas tant l’institution qui l’intéresse, que les individus qui la fréquentent. Ainsi, la réalisatrice retient cinq portraits pour composer un tableau polyphonique : chacun à son tour, les étudiants se laissent aller à la confidence. Et des lignes communes commencent à se dessiner. Au-delà de leurs ambitions, ce sont leurs blessures intimes qui les rapprochent. Certaines d’entre elles sont familiales (des pères absents, des mères malades), d’autres sociales (la précarité financière et la solitude qu’elle induit). De facture honorable, le film tend à produire une réflexion sur le déterminisme social, tout en prenant soin d’éviter les écueils. Plutôt que de poser un regard exotisant sur son sujet (qui consisterait à faire de l’école l’allégorie d’une seconde chance programmée et performative), et de plaquer sur lui un discours, la réalisatrice s’efface pour laisser la parole à la jeunesse. Certains points de vue sont affirmés, comme celui de Le Grain, grande gueule de la promo, politisée et engagée (« Donne-moi de la merde et j’en ferai de l’or. Comme je l’ai fait avec ma vie »). D’autres se cherchent encore, à l’image d’Émilie, qui a beaucoup de mal à faire confiance aux autres (« Je ne ressens pas de manque envers les humains, parce que je n’ai jamais appris à m’attacher à eux »). C’est en multipliant les vécus, et en confrontant les voix - parfois sur des sujets sociopolitiques (les violences policières, l’assassinat de Nahel Merzouk lors d’un contrôle routier à Nanterre) et intimes (la sexualité) - que le documentaire gagne en profondeur et en résonance. Et, par ces mêmes détours, rappelle que la mode est bien plus qu’un moyen d’expression artistique - c’est une manière de penser le politique. 

Genre : Documentaire

Générique

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 86

Couleur/NB : Couleur

Sonore/muet : Sonore

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