Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 2025
Date de sortie en France :
- 03/09/2025
Numéro RCA / VISA : 158773
Classification :
- Tous publics - 24/07/2025
Société(s) de production :
Description
Résumé
, l’expérimentation et l’authenticité. Du début à la fin, le documentaire de Caroline Benarrosh prend la forme d’un récit d’apprentissage somme toute classique. Du moins, sa trajectoire est familière : La Casa est l’observation d’une mise en pratique. La réalisatrice filme l’école de mode telle qu’elle est. C’est-à-dire comme le vecteur d’une métamorphose. Mais ce n’est pas tant l’institution qui l’intéresse, que les individus qui la fréquentent. Ainsi, la réalisatrice retient cinq portraits pour composer un tableau polyphonique : chacun à son tour, les étudiants se laissent aller à la confidence. Et des lignes communes commencent à se dessiner. Au-delà de leurs ambitions, ce sont leurs blessures intimes qui les rapprochent. Certaines d’entre elles sont familiales (des pères absents, des mères malades), d’autres sociales (la précarité financière et la solitude qu’elle induit). De facture honorable, le film tend à produire une réflexion sur le déterminisme social, tout en prenant soin d’éviter les écueils. Plutôt que de poser un regard exotisant sur son sujet (qui consisterait à faire de l’école l’allégorie d’une seconde chance programmée et performative), et de plaquer sur lui un discours, la réalisatrice s’efface pour laisser la parole à la jeunesse. Certains points de vue sont affirmés, comme celui de Le Grain, grande gueule de la promo, politisée et engagée (« Donne-moi de la merde et j’en ferai de l’or. Comme je l’ai fait avec ma vie »). D’autres se cherchent encore, à l’image d’Émilie, qui a beaucoup de mal à faire confiance aux autres (« Je ne ressens pas de manque envers les humains, parce que je n’ai jamais appris à m’attacher à eux »). C’est en multipliant les vécus, et en confrontant les voix - parfois sur des sujets sociopolitiques (les violences policières, l’assassinat de Nahel Merzouk lors d’un contrôle routier à Nanterre) et intimes (la sexualité) - que le documentaire gagne en profondeur et en résonance. Et, par ces mêmes détours, rappelle que la mode est bien plus qu’un moyen d’expression artistique - c’est une manière de penser le politique.
Genre : Documentaire
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 86
Couleur/NB : Couleur
Sonore/muet : Sonore