Raymond Garraty se porte volontaire pour participer à la « Longue Marche », une compétition nationale organisée par le Commandant. Cent candidats sont sélectionnés par tirage au sort. Le principe est simple : marcher sans jamais s’arrêter. Trois avertissements sont tolérés, puis vient l’exécution. Le dernier survivant reçoit une récompense considérable. La mère de Raymond, bouleversée, tente de le dissuader, mais il prend le départ avec assurance. Les participants sont appelés un à un et numérotés. Très vite, l’endurance devient un obstacle. Le numéro 7, pris de crampes, est abattu, malgré l’aide de Raymond. Les morts se succèdent, conséquence de chutes, de défaillances physiques ou de tentatives de fuite. Au fil des jours, des amitiés se nouent, notamment entre Raymond et Peter, le numéro 23. Mais la marche épuise les corps et les esprits : certains délirent, d’autres choisissent de se donner la mort. Les pluies, les montées et la faim accentuent les difficultés. La folie gagne les rangs : un concurrent se mutile, un autre vole une arme pour se suicider. À mesure que le groupe se réduit, la solidarité se renforce. L’un offre son collier de numéro à Raymond avant de s’écrouler. Finalement, il ne reste plus que Raymond et Peter. Leur amitié résiste jusqu’au bout, mais Raymond s’effondre volontairement, pour permettre à son compagnon de gagner. Dévasté, Peter reçoit le prix promis et abat le Commandant en mémoire de Raymond.