La Pleine conscience du bonheur, un voyage avec le Dalaï-Lama

Film

La Pleine conscience du bonheur, un voyage avec le Dalaï-Lama

Philip Delaquis , Barbara Miller

Année de production :  2024

Pays de production : Suisse

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Unité documentaire : Unitaire

Date de sortie en France :

  • 01/10/2025

Numéro RCA / VISA : 165524

Classification :

  • Tous publics - 18/09/2025

Description

Résumé

« Que ça nous plaise ou non, nous devons vivre ensemble », dit de sa voix douce mais ferme Tenzin Gyatso, quatorzième dalaï-lama, né le 6 juillet 1935 à Dharamsala, en Inde. Disons-le d’emblée, suivi au premier degré, ce premier long métrage réalisé de concert par Barbara Miller, Manuel Bauer et Philip Delaquis, soutenu par Richard Gere dont on sait l’inclination pour le bouddhisme, n’apportera rien ni aux tenants ni aux détracteurs du chef spirituel du bouddhisme tibétain. Son message bienfaisant et bienveillant pourra même paraître redondant. De même, passons sur l’envahissante musique d’Ariel Marx. Mais si on change de perspective en confrontant le discours du Dalaï-lama aux images proposées, quel bonheur pour l’intelligence et la pensée ! En effet, au fil des plans sur la nature (d’une esthétique souvent somptueuse) et des séquences exposant la violence humaine (rythme de vie, répressions policières et militaires, guerres - dont de terribles et inédites archives en noir et blanc sur l’invasion du Tibet par les Chinois), elles illustrent avec justesse, autant qu’elles les équilibrent, les assertions de l’intervenant, comme pour rappeler la distance séparant les meilleures intentions de la brutalité du monde. Ainsi quand il affirme, encore ému par l’amour de sa mère, que « les femmes devraient avoir plus de responsabilités car le monde serait plus sûr », faisant fi de la dureté de celles qui régnèrent, d’Indira Gandhi à Margaret Thatcher via Elizabeth d’Angleterre. Éternelle aporie entre l’utopie (« la » réalité) et le réalisme (« les » réalités). « Nous devrions développer une réalité dans laquelle huit milliards d’êtres humains vivraient en solidarité », relativise-t-il in fine lui-même, arguant de la solidarité entre animaux d’une même espèce mais aussi de la science qu’il dit aimer... avant de nous mettre en garde contre nos excès. Mieux ! Considéré sous cet angle, l’insistance quasi incantatoire et cyclique avec laquelle il revient sur la compassion nécessaire, l’édification de l’esprit, l’urgence de lutter contre le stress, l’angoisse et l’hubris... se mue peu à peu en rythme respiratoire transformant l’ensemble en métonymie de la méditation qu’il propose. Accessoirement, on retrouve son humour légendaire. Ainsi quand il dit à une nonagénaire : « Je souhaite vivre jusqu’à 100 ans, vous devriez me donner des leçons », ou explique, en évoquant les coups de fouet qu’il reçut enfant pour apprendre ses leçons : « Il n’y a pas de douleur sacrée, la douleur est toujours la même ». Loin d’être une apologie paresseuse du Dalaï-lama, ce film édifiant montre ainsi subtilement les limites autant que la force de conviction d’un homme parfois « hors sol » mais sincère qui a « consacré [son] corps et [son] esprit au bien-être des autres ». Par là-même, en nous situant, côté occidental, entre Maître Eckhart (savoir se détacher), Nietzsche (faire de son cas une expérimentation universelle) et Spinoza (la critique des passions tristes), il se révèle être un vibrant appel à l’optimisme et « à s’aimer soi pour mieux aimer les autres ». Comment ferait-on la fine bouche ?

Genre : Documentaire

Générique

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 90

Couleur/NB : Couleur

Sonore/muet : Sonore

Consultation

État dans les collections : Déposé

Collections liées