Olya, sculptrice, et Taras, psychothérapeute, réunissent leurs amis pour un dîner dans leur nouvel appartement devant lequel tous s’extasient. Les convives partis, Olya et Taras regardent de vieilles photos puis font l’amour. À l’aube, ils sont réveillés par une série d’explosions. Se précipitant à la fenêtre, ils constatent que les Russes sont dans la ville. Le père de Taras, Russe et revanchard, appelle son fils en visio et lui enjoint de rejoindre la Russie avant que « nos gars ne nettoient l’Ukraine ». Sortis chacun à leur tour, Olga et Taras constatent la fébrilité des civils et les queues interminables devant les magasins et les stations-service. Aux bruits sourds qui leur parviennent, ils comprennent que les soldats russes perquisitionnent les appartements. Quand ils frappent à leur porte, le couple décide de ne pas ouvrir et de faire le moins de bruit possible pour ne pas attirer leur attention. Le temps s’étire, interminable, entre angoisse, projets insensés, évocation des temps heureux. Un soir, leur voisin Oleh vient les avertir que le bâtiment, qui sert de QG aux Russes, a été miné et qu’il faut fuir. Il leur propose de partir avec lui à la nuit. Le soir même, les Russes tambourinent à sa porte. Effrayé, il ouvre. Alors qu’il cherche à se justifier, n’ayant pas ouvert lors des perquisitions, les soldats l’exécutent sans sommation. Olya et Taras décident de partir aux premières heures du jour en emportant le chat d’Oleh.