Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Unité documentaire : Unitaire
Année de sortie dans le pays d'origine : 2025
Date de sortie en France :
- 08/10/2025
Société(s) de production :
Numéro RCA / VISA : 160133
Classification :
- Tous publics - 27/05/2025
Description
Résumé
Un groupe explore à la torche électrique un bâtiment abandonné, un peu comme si c’était l’épave du Titanic. Ce sont six fonctionnaires démissionnaires, qui ont entre 30 et 52 ans : Margot, médecin anesthésiste-réanimatrice, Floriane, juge, Mickael, facteur, Nabil, policier, et enfin Blandine et Rachel, professeures d’anglais. Tous ont quitté la fonction publique non par manque de vocation mais par dépit ou par révolte, déçus de la dégradation de leur vie professionnelle. Ils investissent l’hôpital désaffecté pour en faire un lieu utopique de service public parallèle, entretiennent leur forme physique et imaginent une façon d’accueillir les usagers. Tout en aménageant les lieux, métaphore du démantèlement de la fonction publique, ils prennent le temps de parler et échangent sur la souffrance connue au travail et le conflit éthique vécu dans leur chair, les conduisant à renoncer à leur mission, celle-ci ayant perdu son sens avec le développement du libéralisme. Après leur burn-out, certains ont réussi à trouver un apaisement dans un autre travail. Alors que le public arrive, valise à la main, le générique final se déroule et le spectateur comprend que le projet du film était de brosser une utopie... Tout a commencé quand Jean Boiron-Lajous (déjà réalisateur en 2019 de Paroles de bandits
, sur la vallée de la Roya), suite à une hospitalisation, a pris conscience de la casse des services publics. Après avoir envisagé de tourner un faux documentaire de science-fiction dystopique, il a écrit un scénario plus théâtral, tout en conservant l’idée d’un îlot hors de la société. Pendant plus d’un an, le réalisateur a mis au point et testé un dispositif après avoir sélectionné ses protagonistes, leur proposant un plan de tournage similaire à celui d’un film de fiction. Il leur avait aussi demandé d’emporter leur ancien costume. Puis il a tourné, en avril 2023, à l’arrière de l’hôpital Saint-Cyr de Villeneuve-sur-Lot, un bâtiment filmé comme un cocon susceptible de faire naître l’utopie. Le film est ainsi une sorte de docu-fiction mettant en situation des professionnels de la fonction publique refaisant les gestes de leur métier dans des décors reconstitués par une décoratrice. Blandine et Floriane lisent leur lettre de démission face à la caméra. Au fil des jours, les six rescapés échangent sur leurs expériences personnelles diverses, finalement convergentes, toutes impactées par la politique du chiffre, l’obsession du rendement (qui par exemple interdit les redoublements au collège, empêche les soignants d’accompagner décemment les soignés, chronomètre la tournée du facteur, ou préfère plusieurs petites arrestations plutôt qu’une grosse…), à l’instar du « New Public Management » à l’hôpital, censé rendre le service public concurrentiel. C’est cette politique libérale qui les empêche de bien faire leur travail et les conduit au burn-out. Ils parlent aussi à d’autres collègues en poste. Nabil invite Jean-Marc, un policier lanceur d’alerte sur le racisme et les violences de ses collègues. Faut-il rester alors en poste ou sauver sa peau ? Une reconversion peut devenir une issue de secours.
, sur la vallée de la Roya), suite à une hospitalisation, a pris conscience de la casse des services publics. Après avoir envisagé de tourner un faux documentaire de science-fiction dystopique, il a écrit un scénario plus théâtral, tout en conservant l’idée d’un îlot hors de la société. Pendant plus d’un an, le réalisateur a mis au point et testé un dispositif après avoir sélectionné ses protagonistes, leur proposant un plan de tournage similaire à celui d’un film de fiction. Il leur avait aussi demandé d’emporter leur ancien costume. Puis il a tourné, en avril 2023, à l’arrière de l’hôpital Saint-Cyr de Villeneuve-sur-Lot, un bâtiment filmé comme un cocon susceptible de faire naître l’utopie. Le film est ainsi une sorte de docu-fiction mettant en situation des professionnels de la fonction publique refaisant les gestes de leur métier dans des décors reconstitués par une décoratrice. Blandine et Floriane lisent leur lettre de démission face à la caméra. Au fil des jours, les six rescapés échangent sur leurs expériences personnelles diverses, finalement convergentes, toutes impactées par la politique du chiffre, l’obsession du rendement (qui par exemple interdit les redoublements au collège, empêche les soignants d’accompagner décemment les soignés, chronomètre la tournée du facteur, ou préfère plusieurs petites arrestations plutôt qu’une grosse…), à l’instar du « New Public Management » à l’hôpital, censé rendre le service public concurrentiel. C’est cette politique libérale qui les empêche de bien faire leur travail et les conduit au burn-out. Ils parlent aussi à d’autres collègues en poste. Nabil invite Jean-Marc, un policier lanceur d’alerte sur le racisme et les violences de ses collègues. Faut-il rester alors en poste ou sauver sa peau ? Une reconversion peut devenir une issue de secours.
Genre : Documentaire
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 86
Couleur/NB : Couleur
Sonore/muet : Sonore
Consultation
État dans les collections : Non déposé