Chili, 1973. Salvador Allende est renversé. À Sofia, Enrico Berlinguer échappe à une tentative d’assassinat des services secrets bulgares, en raison de ses positions trop indépendantes de Moscou. Rentré en Italie, il remporte avec Fanfani le référendum abrogatif sur le divorce, qui reste ainsi légal. Aux municipales de 1976, il fait du Parti le premier d’Italie. Un attentat frappe Brescia. Berlinguer se bat pour empêcher les ouvriers de lutter contre les fascistes par la violence. Moscou exprime son mécontentement quand il tente de s’allier aux industriels. Avec l’appui de Letizia, sa femme, il veille à instruire politiquement ses enfants. Le PCI progresse aux régionales de 1975. Au 25e congrès communiste, à Moscou, Brejnev le menace et son discours émancipateur reçoit un accueil glacial. Les attentats se poursuivent. Berlinguer travaille à un compromis avec la Démocratie chrétienne. Aux élections générales de 1976, il obtient le tiers de l’électorat. Ce succès lui permet successivement : de rencontrer Aldo Moro (ignorant qu’ils sont sur écoutes), de faire élire Andreotti au Parlement, et d’obtenir la neutralité de Paul VI et d’Agnelli, PDG de Fiat. L’extrême-gauche dénonce cette entente. Ainsi que ses enfants ! En 1978, les Brigades Rouges enlèvent et tuent Aldo Moro. Berlinguer vacille pour la première fois. Il fait savoir aux siens qu’en pareil cas, il préfère qu’on le sacrifie. Il reprend son combat et meurt en 1984. 1,5 millions d’Italiens suivent son cortège.