Et la vie va...

Film

Abraham Segal

Année de production :  2024

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2025

Date de sortie en France :

  • 15/10/2025

Société(s) de production :

Description

Résumé

« Comment défendre ce qui vit ? Contrer ce qui détruit et ce qui tue ? », interroge en préambule Pauline Roth, collaboratrice d’Abraham Ségal, et qui sera notre cicérone au fil de ce revigorant voyage au cœur du meilleur et du pire de la condition humaine. Un voyage qui, de bout en bout éclairant, n’est cependant jamais désespérant, même quand son propos est terrible, comme dans cette séquence où, à Marseille, deux jeunes commentent des images d’atrocités guerrières - au douloureux : « Je comprends très bien, je viens d’Afghanistan » de l’un fait ainsi écho le lumineux : « On peut faire autrement que la guerre, par la parole, c’est autrement mieux » de l’autre. Comme, plus tard, au : « Parfois on est submergés par la violence » de Juliette (du Secours catholique de Calais) répondra l’émouvant : « J’ai récupéré tout ce qui m’appartient, mon art, ma musique » d’un artiste Guinéen réchappé de la guerre et de la torture. La mort elle-même se fait petite quand ce rescapé du Bataclan confie d’une voix sereine : « Il faut savoir créer du beau avec ceux que l’on aime ». De fait, brassant large, ce documentaire oppose subtilement aux duretés et cruautés du monde (guerres, répressions, crise climatique, épidémie…) les actes de solidarités et de lutte les plus réconfortants (ateliers de couture et de théâtre, combats contre la pollution, associations humanitaires, dévouement des milieux médicaux…) sur des images dynamiques, aux couleurs claires, alternant avec rythme témoignages d’experts (de psychologues, de chercheurs et de chercheuses…), d’artistes, de migrants… mais aussi extraits de JT et de textes de La Voix de ceux qui crient (de l’anthropologue Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky), Pourquoi la guerre ? (Sigmund Freud), La Peste (Albert Camus), lus par la voix chaude de la comédienne Florence Delay et accompagnés par la musique pénétrante de Jacques Rémus. C’est poignant, beau, vivifiant. « Qu’est-ce que nous portons tous en nous qui est germe de mort pour les autres ? », se demande pour sa part Agnès Spiquel, chercheuse et universitaire française. Et de nous rappeler, à l’aune du roman de Camus, que « nous portons tous en nous la peste » et devons nous révolter ensemble contre le sort réservé à nos semblables, que le fléau soit humain (le nazisme) ou sanitaire. Sans oublier la mise au point du chercheur François Gemenne expliquant que les déplacements climatiques sont bien plus nombreux que ceux dus à la guerre et qu’il est temps que « les démocrates se remettent à poser des questions ». Ce film revigorant construit ainsi une véritable maïeutique autour de l’urgence de se questionner et d’agir pour retrouver l’essence même de la survie de l’espèce : la solidarité, l’interaction, la bienveillance. De la sorte, commencé en toute horizontalité sur une plage de la Manche pour s’achever en toute verticalité dans les sous-sols de Naples - où Ernest Pignon-Ernest commente ses dessins de femmes, dans lesquels Éros côtoie Thanatos, - le film se clôt sur une formidable eschatologie laïque. Ce qu’Hélène L’Heuillet, philosophe et psychanalyste, synthétise ainsi : « La vie consiste à faire avec ce grand déséquilibre, à créer, inventer ». Un ensemble magistral pour un combat vital !

Genre : Documentaire

Générique

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 95

Couleur/NB : Couleur

Sonore/muet : Sonore

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