Sacré Cœur

Film

Sabrina Gunnell , Steven J. Gunnell

Année de production :  2024

Pays de production : France

Identité

Autres titres :

  • Sacré Cœur, Son règne n'a pas de fin (Titre parallèle)

Type d'oeuvre : Cinéma

Unité documentaire : Unitaire

Année de sortie dans le pays d'origine : 2025

Date de sortie en France :

  • 01/10/2025

Société(s) de production :

Numéro RCA / VISA : 163568

Classification :

  • Tous publics - 23/09/2025

Description

Résumé

An 1673, Marguerite-Marie Alacoque, religieuse au couvent de la Visitation de Paray-le-Monial, a une première vision du Christ lui montrant son cœur enflammé. Elle a ensuite de nombreuses expériences mystiques. Lors de l’une d’elle, Jésus échange son cœur avec le sien. Dès lors, elle ressent une brûlure constante dans la poitrine. Claude La Colombière, prêtre jésuite, la soutient et l’encourage à écrire ce qu’elle vit. De nos jours, Louis, qui souffre de la myopathie de Duchenne, Zoé, étudiante, Vinz, musicien, Sylvie et Jean-Marc, mariés depuis plus de trente ans, Rodrigue, ex délinquant devenu éducateur, Alicia Beauvisage, qui vécut la guerre civile au Salvador, témoignent de la façon dont le « Sacré Cœur de Jésus », symbole d’un amour incarné et infini, source d’un torrent de miséricorde, a transformé leur vie. Film hybride, mêlant entretiens face caméra de divers intervenants, images d’archives et scènes fictionnelles de reconstitutions historiques, ce long métrage assume sans ambages sa vocation prosélyte. S’appuyant principalement sur l’expérience mystique de Sainte Marie-Marguerite, personnage exalté convaincu d’avoir reçu le cœur brûlant de Jésus dans sa propre poitrine, Sacré-Cœur

convoque également différents témoignages, souvent touchants, de simples croyants relatant leur rencontre avec le cœur du Christ, et comment ils y trouvèrent consolation et joie. Des prêtres, des théologiens apportent également leurs points de vue sur ce « mystère » qui semble-t-il ne cessa d’inspirer des conversions à travers l’Histoire et le monde. Le peintre George Desvallières (auteur en 1905 du Sacré-Cœur de N.S.J.-C., montrant Jésus s’ouvrant la poitrine pour offrir son cœur) est aussi évoqué, ainsi que l’importance du Cœur Sacré pour de nombreux poilus, qu’ils cousirent sur leurs drapeaux. Les scènes de fiction (la vie de Marie-Marguerite, la crucifixion, la Cène, une tranchée pendant la guerre de 14-18), sont plutôt de bonne tenue. La photo est très soignée, et certains interprètes sont particulièrement convaincants, tel l’abbé Louis Bardon dans le rôle du prêtre ami de Marie-Marguerite, et la comédienne Julie Budria dans le rôle de celle-ci. Les scènes avec Jésus, par contre, frisent le kitsch. Quant au propos du film, il est à la fois sympathique et problématique. Ouvrons-nous à l’amour divin, laissons-nous inonder par la miséricorde débordant du cœur du Christ et nous guérirons de nos péchés, nous ferons de Bien. Soit. Au-delà de cet appel, somme toute entendable que l’on soit croyant ou nom, rien de bien précis. Les agressions sexuelles commises par des religieux sont tout de même citées, nécessitant un “travail de réparation”. Sinon, tout cela est assez vague. Un des intervenants est membre des Knights of Columbus, organisation catholique américaine connue pour son action anti-raciste, certes, mais aussi pour sa lutte contre l’IVG, la contraception et le mariage entre personnes de même sexe. Il semble bien que l’amour divin, ce ne soit pas si simple. Combien de fautes commises au nom de cet amour ? D’où la nécessité d’interpréter, d’aller au-delà de la célébration sincère mais simpliste à laquelle nous invite ce film. 

Genre : Docu-fiction

Genre(s) précis : Film historique, Drame, Film biographique/Biopic

Générique

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 92

Couleur/NB : Couleur

Sonore/muet : Sonore

Consultation

État dans les collections : Déposé