Chili, printemps 2018. Julia, étudiante en musique, va en boîte de nuit avec Max, le jeune assistant de son professeur de chant. Ils couchent ensemble. Une vague de manifestations et d’actions déferle sur le campus de leur université : un groupe d’étudiantes s’est organisé pour dénoncer le harcèlement sexuel et les agressions subies depuis longtemps et réclament justice. Les accusations visent des enseignants. Julia rejoint le mouvement et rassemble les témoignages. En écoutant les étudiantes confier leurs agressions, Julia commence à s’interroger sur sa propre expérience. Et si la nuit avec Max avait été plus trouble qu’elle ne veut bien l’admettre ? Le directeur de l’université essaie de gérer les contestations avec des intervenantes, et les enseignants continuent de nier. Julia, d’abord dans le déni, réalise petit à petit qu’elle n’a pas consenti à sa nuit avec Max. L’occupation du campus est totale. Julia devient, malgré elle, l’égérie de la contestation. Alors que les médias s’emparent de l’évènement, Julia, sous la pression, prend peur et s’interroge sur son combat. Le mouvement faiblit à cause d’une scission entre les dirigeantes, mais Julia confirme son engagement. À l’apogée du mouvement, tout se bouscule dans son esprit, tiraillé entre sa reconstruction et la confusion des arguments divergents de la lutte féministe en cours. Vague dont elle tirera une certaine victoire.