En plein mouvement des gilets jaunes, en 2018, Stéphanie, enquêtrice à l’IGPN, prend en charge le dossier 137 : Guillaume Girard a été grièvement blessé à la tête par un tir de flashball. Lors de sa déposition, Joëlle, sa mère, déclare être de Saint-Dizier, là où Stéphanie a elle-même grandi. Les déclarations de l’ami de Guillaume, incarcéré, incriminent la police. A l’aide de caméras de proximité et d’images tournées par un journaliste, Stéphanie remonte le fil et identifie cinq policiers membres de la BRI. Lors de leurs interrogatoires, tous nient. En visite chez ses parents, à Saint-Dizier, la policière réalise que Joëlle Girard, aide-soignante, s’est occupée de sa mère. Alors que son enquête piétine, elle remarque sur la vidéo du journaliste une personne à la fenêtre d’un hôtel donnant sur la rue. Il s’agit d’Alicia Mady, femme de chambre, un témoin qui a filmé l’agression. D’abord hostile, celle-ci accepte de donner ses images. Stéphanie peut alors reconstituer les faits. Deux policiers de la BRI ont délibérément tiré sur Guillaume, de dos, puis à terre, et lui ont donné en plus un coup de pied. Malgré ces preuves, comme il est impossible de déterminer lequel des deux l’a touché, ils ne seront pas poursuivis. Stéphanie, elle, est mise en cause par sa responsable hiérarchique qui lui reproche sa partialité dans l’enquête puisqu’elle et la victime sont de la même ville. Guillaume, quant à lui, endurera des séquelles à vie.