Sotto le Nuvole
Film
Pompei, Sotto le Nuvole
Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Unité documentaire : Unitaire
Année de sortie dans le pays d'origine : 2025
Date de sortie en France :
- 19/11/2025
Société(s) de production :
Numéro RCA / VISA : 166312
Classification :
- Tous publics - 14/11/2025
Description
Résumé
(2016) trame une dialectique époustouflante entre les sons, les silences, les images d’un noir et blanc sublime et les rares dialogues pour aboutir, entre feu des incendies et eau de la mer et des orages, nuages des fumerolles et autres célestes, à une vision quasi alchimique de Naples et de sa menaçante ombre tutélaire : le Vésuve. Un regret toutefois : si chaque segment est, dans son détail, d’une cinégénie à l’esthétique confondante, ainsi qu’un véritable creuset dans lequel le présent et le passé distillent une lumineuse intemporalité - donnant néanmoins à l’ensemble l’impression d’être “une machine à remonter le temps” -, ce film aurait gagné à faire quinze à vingt minutes de moins. En effet, sans remettre en cause la qualité exceptionnelle de chaque maillon, une forme de redondance languissante s’installe sur la fin. Ainsi, les appels chez les pompiers : tour à tour inquiétants (incendie), tragiques (insupportable scène de violences conjugales en direct), drôles (cet homme appelant régulièrement pour avoir l’heure) ou tragi-comiques avec ce mari qui ne peut relever sa femme de 200 kilos tombée de son lit, leur répétition n’apporte in fine rien au fil narratif. On objectera que c’est une façon sublime de confronter la panique des vivants (face à un séisme de magnitude 4,5 ou à un incendie) au silence des morts, figés dans leur angoisse depuis l’an 70 après J-C. Tout comme l’ultime passage avec les marins syriens épuisés, affalés et enduits de poussière, rappelle, par leur pose, les morts de Pompéi. Sans oublier cet archéologue japonais recroquevillé sous l’orage devant des ossements de chien. Chacun s’en fera donc son ressenti. Quoi qu’il en soit, placé sous la citation poétique de Jean Cocteau (« Le Vésuve fabrique tous les nuages du monde »), nous transportant à bord du Circumvesuviana (train menant à Pompéi), nous menant des hauteurs aux profondeurs de la cité, faisant dialoguer vie présente et morts ressurgies du passé, enrobé par la musique électro envoûtante de Daniel Blumberg, ce voyage entre Histoire appartenant à l’Humanité et histoires quotidiennes de cette ville que les archéologues veulent « libérer pour la rendre à la collectivité » est une authentique œuvre d’art, édifiante et intelligente. À cet égard, la scène sous-marine finale où des statues immergées regardent des poissons leur tourner autour alors qu’un « nuage » de sable les voile peu à peu apporte une fascinante conclusion.
Genre : Documentaire
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 114
Couleur/NB : Couleur
Sonore/muet : Sonore
Consultation
État dans les collections : Déposé