Girls for Tomorrow

Film

Nora Philippe

Année de production :  2024

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Unité documentaire : Unitaire

Année de sortie dans le pays d'origine : 2025

Date de sortie en France :

  • 10/12/2025

Société(s) de production :

Numéro RCA / VISA : 155822

Classification :

  • Tous publics - 13/11/2025

Description

Résumé

En 2015, à la naissance de son enfant, la réalisatrice Nora Philippe part vivre à New York. En quête de sororité, elle approche des étudiantes de Barnard College, une université réservée aux femmes. Pendant dix ans, entre les États-Unis et la France, elle suit le parcours de Talia, Lila, Eve et Anta, des jeunes femmes engagées et militantes, confrontées aux évènements qui ont marqué l’histoire récente du pays : #MeToo, l’élection de Donald Trump, Black Lives Matter, le COVID-19... Ces trajectoires exemplaires et résilientes sont des modèles à l’usage des jeunes générations. Anta est née dans le East Harlem, a perdu son père très tôt, et fut séquestrée par des membres de sa famille. Après Barnard, elle part s’installer à Paris pour faire des recherches sur l’esclavage dans les colonies. Talia se revendique féministe juive orthodoxe et cherche comment vivre avec ces caractéristiques. Lila, inscrite en sciences de l’environnement, s’abstrait des contraintes liées au genre, et s’épanouit en rendant floue son identité sexuelle. Ce qui réunit ces destins singuliers, que l’on suit durant une longue période, est leur volonté de combattre les injustices par l’activisme politique, la résistance passive, l’engagement social. Elles défendent farouchement le droit des femmes, font entendre une voix féministe régulièrement contestée par le patriarcat encore dominant. Le film est une feuille de route que la réalisatrice lègue à sa fille. C’est peut-être pour cette raison que sa forme, sa construction, et son discours tiennent plus du publi-reportage que du documentaire. D’abord, il n’y a pas de dialectique, de distance entre le film et son sujet. Ces jeunes femmes sont au-delà de toute critique, toujours montrées sous leur meilleur jour. Elles ont leurs zones d’ombre, pudiquement évoquées, mais aucune indication sur leurs conditions réelles d’existence. Le Barnard College est une université prestigieuse et très sélective dont les frais d’inscription s’élèvent à plus de 60 000 $ par an. Lila voyage en Alaska, en Chine, Anta part s’installer à Paris. Très instruites, et endettées disent-elles, elles semblent malgré tout appartenir à une catégorie sociale aisée. Ce qui constitue un échantillon de population très spécifique, et pas forcément représentatif. Elles se livrent face caméra avec aisance, maîtrisent tous les moyens contemporains de communication, et ne font aucune séparation entre développement personnel et engagement altruiste. Le regard constamment empathique de la réalisatrice finit par faire pencher les portraits dans l’hagiographie. Lila est par exemple d’abord filmée traitant son compost puis, sans transition, portant le keffieh lors d’une manifestation de soutien au peuple palestinien. Le film est plus heureux dans sa capacité à évoquer les principaux événements qui se sont déroulés ces dix dernières années (aux États-Unis). Et certaines séquences témoignent d’une belle maîtrise du cadre. Dommage que cela soit au service d’une narration sans nuances visant l’édification du public.

Genre : Documentaire

Générique

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 99

Couleur/NB : Couleur

Sonore/muet : Sonore

Consultation

État dans les collections : Non déposé