Voyage dont l'intention première était la fuite, qui va devenir une quête de soi et des autres. Journal qui s'égrène de jour en jour à travers l'Inde. Confrontation constante entre l'Orient et l'Occident. Succession d'images au gré des rencontres, qui tentent de montrer la vie quotidienne des habitants. L'insolite est partout présent. La vie s'écoule lentement, les gestes des paysans au travail sont simples, précis et se répètent inlassablement. Une impression d'équilibre, d'accord avec la nature se dégage, à l'opposé de la vie trépidante des Occidentaux. Cette atmosphère se marie avec le passé colonial et son capitalisme. La beauté des gestes des ouvrières qui font la cueillette se combine avec leur exploitation, le souci du rendement. Un vestige du colonialisme est son réseau ferroviaire, les trains y sont restés lents et archaïques. Certains animaux sauvages sont en voie d'extinction, les tigres sont en cage et les éléphants travaillent enchaînés. Le Kerala, un des Etats les plus peuplés de l'Inde, ne parvient pas à subvenir à ses besoins avec ses ressources. Dans la ville de Cochin subsiste une petite activité de pêche. Les paysans, largement endettés et exploités, vivent principalement des cocotiers. Cet Etat, qui a le taux d'alphabétisation le plus élevé, est donc le plus politisé. Le parti communiste a une grande importance et est scindé en deux partis rivaux. Cet Etat est dirigé par un gouvernement de coalition qui a pour ennemi le parti de Gandhi, qui domine la politique indienne. Il existe aussi un parti d'extrême gauche, partisan d'une action armée et soutenu par les Chinois. Le politique ne se confronte jamais au religieux, les hommes politiques se doivent d'être présents aux fêtes religieuses.
Mots clés :
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Genre :
Documentaire
Lieu(x) de tournage :
Cochin
Laboratoire :
LTC - Laboratoires de Tirage Cinématographique
Note générale
CNC : Le film fut diffusé à la télévision en 1969, puis sortit en salles en 1975.