Parce que Fujieda, son amant, fasciné par le grain de sa peau, lui demande de se faire tatouer le dos afin de sceller et de renforcer leur amour, Akane se rend à Kyoto chez le grand maître Kyogoro. C'est à lui qu'Haruna, l'autre maîtresse de Fujieda, lui a dit de s'adresser. Lorsque le tatouage d'Akane sera terminé, Fujieda rompra avec Haruna. Bien qu'il n'exerce plus, Kyogoro, en voyant la peau d'Akane, accepte de s'exécuter, non sans avoir mis la jeune femme en garde, et lui avoir précisé que sa méthode était quelque peu particulière. Lors de la première séance, Kyogoro fait appel à son jeune disciple Harutsune, qui doit aider Akane à supporter la douleur. Réticente au départ, Akane se plie finalement à cette pratique. Le principe de Kyogoro consiste, en effet, à exécuter ses tatouages pendant l'accouplement, car c'est dans la jouissance que la peau acquiert le plus d'éclat. C'est ce qu'il a expérimenté sur sa propre épouse, Haruna, qu'il a tatouée malgré elle. Et Haruna l'a quitté. Au bout de deux ans, le tatouage achevé, Kyogoro demande à Akane de laisser Harutsune lui dessiner une marque secrète en signe de reconnaissance pour sa contribution au chef d'oeuvre, car sans lui rien n'eût été possible. Il ne reste plus ensuite qu'une incision à faire pour libérer l'âme du tatoueur. Kyogoro meurt. Akane retourne alors à Kyotopour que la fille du maître l'incise. Elle apprend le suicide d'Harutsune. Le jeune homme avait découvert que Kyogoro était son père, et il lui reprochait d'avoir abandonné sa mère. Dans le train qui la ramène auprès de Fujieda, Akane touche le signe que la lie à Harutsune.
Informations techniques
Métrage :
Long
Durée d'origine :
110
Exploitation
Exploitation Paris :
9 salles,
7 semaines,
13 709 entrées la première semaine,
37 580 entrées totales
Bibliographie éditoriale
Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 338, 1er juillet 1982
Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 341, 1er novembre 1982
Périodique : Cinéma 82, n° 286, 1er octobre 1982
Périodique : Cinématographe, n° 84, 1er décembre 1982
Périodique : Jeune Cinéma, n° 144, 1er juillet 1982
Périodique : Jeune Cinéma, n° 146, 1er novembre 1982
Périodique : Positif, n° 257-258, 1er juillet 1982
Périodique : Positif, n° 262, 1er décembre 1982
Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 376, 1er octobre 1982