Dans la loge, ils sont là, les trois assassins de ses parents, ceux dont il a juré de se venger : sous les traditionnels habits de femme du théâtre « kabuki », Yukinojo les observe. Il contemple aussi Namiji, la fille de Dobé ; et celle-ci porte aussitôt la main sur son coeur, éprise. Par elle, Yukinojo sait désormais qu'il pourra atteindre son ennemi. Il entreprend de mettre en application son plan, surveillé de près par Yamitaro, le bandit des grands chemins qui s'est pris pour l'acteur d'une vive amitié. Machiavélique, il parvient à dresser l'un contre l'autre, Yamagucheya et Hiromiya, les deux complices de Dobé. Ruiné, le premier incendie l'entrepôt de son rival, et le tue alors que celui-ci, devenu fou, menaçait de révéler leur meurtre commun. Poursuivi simultanément par la haine d'un officier de police et par les assiduités de la charmante chef d'une bande de voleurs, Yukinojo apprend que, suivant ses espérances, Namiji s'est enfuie de la maison paternelle. Mais il ne peut prévenir la maladie puis la mort de la jeune femme, entraînée dans les bas-fonds de la ville, après avoir tué, en état de légitime défense, le perfide marchand Hiromiya. Devant le corps de sa fille, Dobé se suicide. Heureux d'avoir tenu la parole donnée mais profondément troublé d'avoir causé la mort de Namiji, être innocent qui lui plaisait, Yukinojo abandonne le théâtre et se retire dans un lieu où nul, jamais, ne le retrouvera.