La maladie frappant Palerme, les couvents libèrent leurs élèves et leurs postulantes : c'est le cas de Maria, emmenée par son père et sa belle-mère, désireuse de lui faire prendre le voile de carmélite, dans leur propriété au pied de l'Etna. Sa demi-soeur est amoureuse de Nino, futur avocat, et sa mère ne ménage pas ses efforts pour les rapprocher et éloigner sa belle-fille, allant jusqu'à lui faire chanter d'une voix d'ange un cantique, lors d'une de ses soirées. Conquis par son ingénuité, son intégrité et sa beauté, lors d'une excursion sur les pentes de l'Etna, le jeune homme découvre son amour pour la jeune couventine et le lui avoue un soir d'orage. Epouvantée, Maria s'enfuit et retourne au Carmel, où elle soigne une religieuse "folle" et lentement prend conscience de son amour. Las ! Elle assiste derrière la grille de la clôture au mariage de Nino et de sa demi-soeur et voit des fenêtres du couvent leur installation dans un appartement proche. Bientôt, ils ont un jeune enfant. Alors qu'elle-même, malade et quasiment égarée, a prononcé ses voeux. Un soir d'orage, elle s'échappe et court chez le jeune couple. Sûrs de leur amour réciproque, les deux jeunes gens repartent alors sous la pluie vers le Carmel où Maria rentre, pouvant devenir une vraie religieuse apaisée.