Cinéastes à tout prix
Film
Cinéastes à tout prix
Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Date de sortie en France :
- 02/03/2005
Société(s) de production :
Description
Résumé
, Furor Teutonicus
ou encore Maquis contre Gestapo
. Ils sont trois passionnés, trois jusqu'au-boutistes, prêts à tout pour construire des films en dehors des circuits traditionnels de production. Ils marchent à l'instinct. Ce sont de véritables artisans du cinéma qui, tels les plus grands, supervisent leurs films de A à Z. Car ils savent tout faire : la musique, les effets spéciaux, le montage, les bruitages. Il y a tout d'abord Max Naveaux, ancien projectionniste, qui s'est spécialisé dans les films de guerre. Ces derniers sont, attention !, tournés avec balles et explosifs réels, fournis par l'armée. Ensuite, Jacques Hardy, ancien professeur, qui a revisité rien de moins que l'ensemble des genres cinématographiques (péplum, western, polar...). A ne manquer sous aucun prétexte : son remake de Don Camillo
, incarné par son acteur fétiche, le rondouillard "Babar", vrai sacristain d'église, qui joue surtout pour emballer les actrices. Et enfin, le plus fou, Jean Jacques (sans trait d'union) Rousseau, véritable philosophe du nanar qui se montre cagoulé pour éviter que la caméra, selon la vieille légende indienne, ne lui vole son âme. Maçon de son état, et chantre d'un surréalisme très terroir, ses films sont habités par l'absurde le plus total. Comme le rappellent ses plus fervents admirateurs B. Poelvoorde, B. Lanners et N. Godin, il est le seul réalisateur au monde capable de commencer une de ses oeuvres par un carton sur lequel on peut lire : "20 ans après". Au regard de leur filmographie prolifique (Rousseau a tourné plus de trente films), on ne peut les taxer d'amateurisme. Ils agissent en professionnels. N'ont-ils pas, en effet, réussi à faire voler des spaghettis, reconstituer des batailles napoléoniennes à l'aide de soldats de plomb ou encore incruster dans une de leurs séquences des rêves "érotico-arabes". Spielberg ferait-il mieux avec aussi peu de moyens ? se demande justement Rousseau. Un régal donc que ce documentaire construit avec une respectueuse ironie par Frédéric Sojcher, que l'on sent réellement admiratif de la passion animant ces trois cinéastes déjantés.
Genre : Documentaire
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 65
Couleur/NB : Couleur
Consultation
Lieux de consultation du film et conditions d'accès :
- La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre