Marco ne savait pas exactement si Jacob, avec qui il avait été élevé à l'orphelinat, était bien son frère ; il l'aimait en tous cas comme tel, l'aidait et le protégeait. Les deux hommes s'étaient spécialisés dans le dur métier d'exécuteurs et s'étaient rendus célèbres par la rapidité et l'efficacité de leur travail. On les envoya un beau jour dans le Sud, pour une nouvelle affaire, la plus rémunératrice qu'ils aient jamais entreprise. Avant d'arriver à destination, suivant un plan minutieux, les deux frères se séparèrent : Jacob s'en alla avec les hommes de Don Antonio, tandis que Marco s'installait à l'auberge du village, tenue par la belle Soledad. Le peuple, opprimé par l'égoïsme des gros propriétaires terriens, attendait un « sauveur » qui le guiderait dans la révolte. Soledad, qui faisait partie de ce groupe de résistance, crut que ce sauveur était Marco. Mais, au contraire, Don Antonio avait payé Marco pour abattre le « sauveur », dès que celui-ci arriverait. C'est ce que fit Marco. De son côté, Jacob exécuta vaillamment sa part de contrat. Mais, amoureux de Soledad, Marco se prit à réfléchir sur le vilain rôle qu'il jouait : il se décida à aider les résistants. Mal lui en prit : Don Antonio supprima Jacob. Marco se vengea en tuant les deux fils de Don Antonio, Ramon et Carlos. Don Antonio fit alors assassiner Marco, alors que celui-ci quittait définitivement la région.