Pendant une chasse à courre, André Chénier, secrétaire à l'ambassade de Londres et Madeleine de Coigny, font connaissance. Après quelques remarques cinglantes de la jeune noble au poète roturier, c'est le grand amour. Le palefrenier Gérard, dont la famille sert les Coigny de père en fils en est jaloux. Le comte de Coigny, très fier de sa noblesse, s'oppose à l'amour d'André et de sa fille. Dès les premiers mouvements révolutionnaires, Chénier revient à Paris. Gérard, acquis aux idées nouvelles, arrive trop tard pour empêcher le départ de ses anciens maîtres en émigration et se lance à leur poursuite. Il les rattrape sur la route et veut les faire condamner à mort par un tribunal local. Chénier, qui passait par hasard, plaide pour les ci-devant et obtient leur élargissement. Mais Madeleine repart avec le poète et sa servante, Béline, sur Paris. Il faut se cacher. Pour faire vivre sa maîtresse et obtenir des renseignements, Béline se lance dans la vie légère des tripots du Palais-Royal. De son côté André Chénier, malgré l'élection de son frère à la Convention, est suspect de « modérantisme » et menacé. Gérard qui a, par hasard, retrouvé Béline, la fait suivre et découvre la retraite de Madeleine. Venu pour l'arrêter, il ne trouve que Chénier qu'il emmène. Condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire, le poète revoit une dernière fois Madeleine qui a obtenu un sauf-conduit de Gérard. Mais au moment de l'appel des condamnés, la jeune fille donne son laisser-passer à une mère de famille éplorée, et, fièrement, sous les yeux de Gérard éperdu, monte avec Chénier dans la charrette.