Adrenaline Rush : The Science of Risk
Film
Adrenaline, la science du risque
Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Description
Résumé
"Science" du risque, ose le titre français. On ne voit pas très bien ce que la science vient faire là-dedans, hormis une référence constante et lourdement didactique à Léonard de Vinci, sur laquelle nous reviendrons. De quoi s'agit-il ? De soi-disants exploits, magnifiés sans l'ombre d'une distance critique, de fous du risque. La caméra de Marc Fafard suit ainsi, à travers le monde, les performances d'adeptes du "vol libre", du "saut libre" et du "base jumping", qui consiste à se jeter dans le vide d'une haute falaise en déclenchant son parachute à l'ultime seconde. Des semaines d'entraînement, des heures de préparatifs, pour quelques secondes d'ivresse. Le saut à partir du sommet (300 mètres) du mur du fjord Katthamaren, en Norvège, est particulièrement spectaculaire. Une caméra légère a été fixée sur la tête de l'un des "sauteurs", l'image géante à l'écran hémisphérique de la Géode fait le reste : bien calé, bien à l'abri dans son fauteuil, on se prend à participer à cette dangereuse et vaine entreprise. Du côté du désert de Californie, c'est à des spécialistes du vol libre que nous avons affaire. Katarina Olikainen et Adrian Nicholas ont mis au point une combinaison spéciale leur permettant de voler après s'être lâchés d'un avion. Et le film de s'extasier sur la performance de Nicholas : une envolée de cinq minutes à près de 200 kilomètres par heure. Avec sa compagne Katarina, il va lancer un nouveau défi. Et voici Léonard de Vinci, présenté ici comme le père de tous ces férus du risque extrême : le paisible sédentaire de Florence et du Val-de-Loire en aurait probablement été surpris. Le père de La Joconde est maintenant presque aussi connu pour ses carnets de croquis : le film nous en montre quelques extraits. ì noter que le célèbrissime homme-modèle, naguère repris par une agence d'intérim, voit ici son sexe affecté d'une feuille de vigne : on est "politiquement correct" ou on ne l'est pas ! C'est à l'une des plus connues des anticipations de ces carnets que vont se consacrer nos deux Américains : reconstituer le parachute que de Vinci dessina en 1485, et prouver qu'il est efficace. Curieusement, cet exploit intéressant, présenté par le réalisateur comme le clou de son film, est celui qui nous fait le moins palpiter. Décidément, on se fait toujours plus facilement avoir par l'esbroufe !
Informations techniques
Métrage : Court
Durée d'origine : 40