Congo river, au-delà des ténèbres

Film

Congo river, au-delà des ténèbres

Thierry Michel

Année de production :  2005

Pays de production : Belgique

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 05/04/2006

Numéro RCA / VISA : 109465

Langue : Dialogue : Français - Dialogue : Anglais - Dialogue : Lingala - Dialogue : Swahili

Description

Résumé

Après plusieurs documentaires plus urbains et privilégiant surtout l'approche historique (Zaïre, le cycle du serpent, 1992, Mobutu, roi du Zaïre, 1999.), Thierry Michel souhaitait à présent sonder, en parcourant une géographie ancrée dans le présent, les véritables profondeurs d'un pays cher à son c.ur de Belge : le Congo. C'est donc en remontant physiquement le cours du fleuve Congo, que le cinéaste va se plonger dans l'entremêlement des causes et des conséquences, et dresser un état des lieux, pour le moins alarmant, de la situation du pays.Baignant huit autres pays, les 4700 km du fleuve Congo furent pour les occidentaux un mystère tenace. Joseph Conrad, par exemple, y a situé son fameux roman "Au coeur des ténèbres" (qui fut adapté au cinéma sous le nom Apocalypse Now), auquel le sous-titre de Congo River fait évidemment référence. Le "fleuve serpent qui change de peau" fut découvert en 1482 par Diego Cam. Plus tard, David Livingstone s'y perdit avant d'y être retrouvé vivant par Henry Stanley en 1871. C'est d'ailleurs un extrait du film Stanley et Livingstone d'Henry King (1939, avec Spencer Tracy) qui ouvre le bal (si l'on peut dire, tant l'atmosphère est sinistre !). Suivront des archives de la colonisation (cent hommes soulevant des troncs d'arbres avec la tête, ce genre de choses), même pas plus démoralisantes que les images du pays tel qu'il est aujourd'hui. Car c'est un peuple sinistré que nous donne à voir Thierry Michel. Et l'on a beau s'accrocher à l'idée que ce constat plus que sombre ne pourra que déboucher à un moment ou un autre sur un message d'espoir, celui-ci restera difficilement perceptible. Peut-être que, compte tenu des conditions de tournage (particulièrement extrêmes), le réalisateur n'a pas pu respecter le scénario qu'il s'était fixé. Toujours est-il que des plans en surnombre semblent alourdir le montage, et le font paraître hésitant, plutôt que sauvage, ce qui aurait pu étayer le propos. Il y a le village flottant, qui risque à tout instant l'ensablement, les chants pour Jésus, les châteaux en ruines de Mobutu, le militaire qui se félicite "d'avoir dirigé une bande de goujats sans génocide" ! Un chef de gare déblaie les voies, on ne sait trop dans quelle perspective. Le capitaine du bateau s'écrie : "Nous avons réussi le voyage sans accidents, sans blessés, sans noyés" ! Il en faut plus pour être positif. Et quand arrive la scène de l'hôpital des femmes violées, le retour en arrière n'est plus possible : on est face à l'horreur. "Désormais une immense plaie m'habite... qu'allais-je donc chercher dans ce pays ?", écrivait André Gide. La formule traduit bien ce que nous ressentons au sortir de ce voyage violent et assez désespérant. Car ce constat sans appel ne nous dit jamais ce que nous pourrions faire de la révolte qu'il a suscitée.

Genre : Documentaire

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 116

Couleur/NB : Couleur

Versions du film

Type de version :

  • Version sous-titrée - Congo river, au-delà des ténèbres - Français

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