Identité
Autres titres :
- d'après l'essai "American Vertigo" (Titre de l’œuvre adaptée)
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 2007
Date de sortie en France :
- 20/06/2007
Société(s) de production :
Description
Résumé
, qui chez nous suscita majoritairement (au mieux) une belle indifférence, et aux �0tats-Unis, le plus souvent, une franche hilarité : « mis à part qu'Alexis de Tocqueville et Bernard-Henri Lévy sont tous les deux français, ils n'ont rien de commun. Tocqueville était un juriste imprégné de pragmatisme et d'idéaux moraux, M. Lévy est un intellectuel à paillettes, beau parleur un peu snob » écrivit le Los Angeles Times
, qui ne fut pas le plus féroce ! En 2007, voici American Vertigo
, le film ! Le scénario, car le générique prétend qu'il y en a un, est signé Gilles Hertzog, déjà coscénariste avec Lévy du mémorable (!) Bosna, en 1994. ì la caméra, on retrouve le documentariste M. Netchak, remarqué naguère pour le court métrage Une vie de chiens
, et réalisateur en 2001 d'un long métrage intéressant mais narcissique, où B-H. Lévy apparaissait très, très longuement : Serbie, année zéro
. Mais l'auteur véritable de cet American Vertigo
est à l'évidence BHL lui-même, qui, dans une « note d'intention », indique : « Ce film est l'adaptation fidèle, pas à pas, de l'aventure que j'ai vécue (...). Ce film, enfin, je l'ai inspiré puisqu'il est le reflet de mes positions sur l'Amérique d'aujourd'hui ». C'est donc bien à B-H. Lévy que nous devons ce qui nous est donné à voir, et c'est consternant ! En fond, sans répit, le texte du livre, ampoulé, verbeux, empli de lieux communs. BHL n'a quasiment rien à écrire et l'écrit mal : cela s'entend d'autant plus que J-P. Kalfon, bon comédien pourtant, le dit avec une absence totale de conviction (ce que l'on peut comprendre...). On va d'un endroit à l'autre : prison de New York, Dearborne, Chicago, le Montana, Alcatraz, Los Angeles, San Diego, etc., sans l'ombre d'une cohérence. Mais surtout sans que rien ne soit jamais approfondi, sans qu'à aucun moment la réflexion ne nous questionne ou nous stimule. De scénario, pas l'ombre ! Pourquoi la séquence, d'une rare lourdeur, dans une boîte de travestis est-elle si longue, et pourquoi ne fait-on qu'entrevoir des gens qui auraient pu avoir quelque chose à nous dire, comme Jim Harrisson, Samuel Huntington, Warren Beatty ou James Ellroy ? Mystère. Priorité à BHL, a dû décréter M. Lévy ! Et on finit par se désintéresser d'autant plus de ce qui se passe sur l'écran qu'au degré zéro de l'écriture littéraire s'ajoute le degré zéro de l'écriture filmique.
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 95
Couleur/NB : Couleur