I have never forgotten you : The Life and legacy of Simon Wiesenthal
Film
Je ne vous ai pas oubliés : Un portrait de Simon Wiesenthal
Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Date de sortie en France :
- 17/10/2007
Description
Résumé
Je ne vous ai pas oubliés
est le portrait de Simon Wiesenthal, le célèbre chasseur de nazis mort en 2005. Ce documentaire a été produit par Moriah Films, unité cinématographique du Centre Simon Wiesenthal, fondé en 1977 par le rabbin Marvin Hier. C'est après avoir visité les camps d'extermination que le rabbin est devenu un soutien indéfectible de Wiesenthal. Il a créé une fondation qui dispose d'une unité de production, dont Je ne vous ai pas oubliés
est le film fondateur. Le spectateur est immédiatement cloué à son fauteuil : on voit Wiesenthal monter les marches du camp de Mauthausen, situé sur un plateau bordé par une falaise. Il dit qu'il imagine toujours les déportés gravissant ces marches avec peine. Et il rapporte cette sinistre anecdote : lorsque Himmler est venu visiter le camp, les S.S. se sont demandés ce qu'ils pouvaient inventer comme distraction. Ils ont alors pris un contingent de juifs hollandais qui venait d'arriver, les ont alignés le long de la falaise et les ont poussés. Cela a beaucoup amusé le « Reichsführer ». Par la suite, pour se distraire, ils ont recommencé l'exercice. Lorsque les Américains ont libéré le camp, Wiesenthal était dans le baraquement des mourants. Les Américains en avaient confié la surveillance à un déporté polonais, ancien officier. Quand Wiesenthal est venu le voir pour avoir des papiers afin de sortir, le Polonais l'a injurié et battu. Les Américains, mis au courant, ont décidé de lui apporter leur collaboration dans la recherche des criminels de guerre. On apprend que Simon Wiesenthal est né en Galicie, alors province de l'Empire austro-hongrois, où la situation des Juifs était privilégiée si on la compare avec le sort réservé à leurs coreligionnaires dans l'Empire tsariste. En 1918, la Galicie se retrouve polonaise, la situation des Juifs se détériore, mais Wiesenthal réussit à devenir architecte. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il sera dénoncé et déporté. En quittant le camp, il partira à la recherche de sa femme : par miracle, elle est encore vivante. Ils iront s'établir à Vienne. Dès lors, avec comme mot d'ordre : « Je ne vous ai pas oubliés », il consacrera sa vie à la poursuite des criminels de guerre, tâche qu'il mènera à bien malgré la modestie des moyens dont il dispose. Ainsi, Wiesenthal contribuera, notamment, à la découverte et la capture d'Eichmann. Il n'a pas été appelé à témoigner à son procès, et on le sent profondément déçu. Il a réussi à démasquer de nombreux criminels de guerre nazis qui, pour certains, sont morts d'un arrêt cardiaque lorsqu'ils ont été découverts en Amérique latine... On constate également à quel point il a été haï par les Viennois, qui ont toujours été réticents à se pencher sur leur passé antisémite et n'ont pas hésité à soutenir leur chef de gouvernement, Kurt Waldheim, accusé d'avoir servi le régime nazi. Ce documentaire, de facture très classique mais passionnant, nous permet de découvrir un homme plein d'humour, devenu à lui tout seul un monument, reçu par tous les grands de ce monde.
est le portrait de Simon Wiesenthal, le célèbre chasseur de nazis mort en 2005. Ce documentaire a été produit par Moriah Films, unité cinématographique du Centre Simon Wiesenthal, fondé en 1977 par le rabbin Marvin Hier. C'est après avoir visité les camps d'extermination que le rabbin est devenu un soutien indéfectible de Wiesenthal. Il a créé une fondation qui dispose d'une unité de production, dont Je ne vous ai pas oubliés
est le film fondateur. Le spectateur est immédiatement cloué à son fauteuil : on voit Wiesenthal monter les marches du camp de Mauthausen, situé sur un plateau bordé par une falaise. Il dit qu'il imagine toujours les déportés gravissant ces marches avec peine. Et il rapporte cette sinistre anecdote : lorsque Himmler est venu visiter le camp, les S.S. se sont demandés ce qu'ils pouvaient inventer comme distraction. Ils ont alors pris un contingent de juifs hollandais qui venait d'arriver, les ont alignés le long de la falaise et les ont poussés. Cela a beaucoup amusé le « Reichsführer ». Par la suite, pour se distraire, ils ont recommencé l'exercice. Lorsque les Américains ont libéré le camp, Wiesenthal était dans le baraquement des mourants. Les Américains en avaient confié la surveillance à un déporté polonais, ancien officier. Quand Wiesenthal est venu le voir pour avoir des papiers afin de sortir, le Polonais l'a injurié et battu. Les Américains, mis au courant, ont décidé de lui apporter leur collaboration dans la recherche des criminels de guerre. On apprend que Simon Wiesenthal est né en Galicie, alors province de l'Empire austro-hongrois, où la situation des Juifs était privilégiée si on la compare avec le sort réservé à leurs coreligionnaires dans l'Empire tsariste. En 1918, la Galicie se retrouve polonaise, la situation des Juifs se détériore, mais Wiesenthal réussit à devenir architecte. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il sera dénoncé et déporté. En quittant le camp, il partira à la recherche de sa femme : par miracle, elle est encore vivante. Ils iront s'établir à Vienne. Dès lors, avec comme mot d'ordre : « Je ne vous ai pas oubliés », il consacrera sa vie à la poursuite des criminels de guerre, tâche qu'il mènera à bien malgré la modestie des moyens dont il dispose. Ainsi, Wiesenthal contribuera, notamment, à la découverte et la capture d'Eichmann. Il n'a pas été appelé à témoigner à son procès, et on le sent profondément déçu. Il a réussi à démasquer de nombreux criminels de guerre nazis qui, pour certains, sont morts d'un arrêt cardiaque lorsqu'ils ont été découverts en Amérique latine... On constate également à quel point il a été haï par les Viennois, qui ont toujours été réticents à se pencher sur leur passé antisémite et n'ont pas hésité à soutenir leur chef de gouvernement, Kurt Waldheim, accusé d'avoir servi le régime nazi. Ce documentaire, de facture très classique mais passionnant, nous permet de découvrir un homme plein d'humour, devenu à lui tout seul un monument, reçu par tous les grands de ce monde.
Genre : Documentaire
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 105