A nous de jouer !

Film

Antoine Fromental

Année de production :  2016

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2017

Date de sortie en France :

  • 08/11/2017

Description

Résumé

ì Clichy, entre les murs du collège Jean-Macé, la classe « théâtre » prépare une importante mise en scène. Dehors, la classe « rugby » tente de gagner le championnat de France de rugby à sept. Antoine Fromental, assistant de Kechiche pour La Vie d'Adèle, aura sans doute été inspiré par la façon dont cette improbable classe de théâtre de Clichy répond à celle qui interprétait le marivaudage complexe du Jeu de l'amour et du hasard dans L'Esquive. ì coup de « wesh », les jeunes collégiens décident ainsi de réinterpréter la plus célèbre pièce de Shakespeare, Roméo et Juliette, en la remettant au goût du jour. Suivant la décision des jeunes de cette classe, principalement composée de filles, Roméo et Juliette sont ainsi, tour à tour, un couple interreligieux ou homosexuel. Parallèlement, les membres d'une équipe de rugby masculine, où de jeunes élèves perturbateurs semblent avoir trouvé un exutoire à l'oppression scolaire, vont tenter de se qualifier, puis de remporter le championnat de France de rugby à sept face aux indétrônables équipes du Sud de la France. ì nous de jouer ! va alors jongler entre ces deux sections particulières instaurées par le principal du collège, Christian Comès, très présent dans le film. En montrant ce parallèle, l'ambition de ce documentaire est de souligner l'idée selon laquelle l'éducation passe, avant tout, par le jeu. La question de cet adage ludique placé au coeur de l'éducation proposée dans le collège Jean-Macé aboutit à un film très positif, mais aussi, il faut le dire, assez anodin. Dans le cadre de la fiction ou du documentaire, ce n'est pas la première fois que le sujet est abordé de cette façon. Comme cité plus haut, L'Esquive, mais aussi Entre les murs, L'Atelier ou ì voix haute : tous jouaient déjà sur le contraste entre la vertue émancipatrice de l'éducation et les contextes difficiles au sein desquels celle-ci tente de s'articuler. Le sujet est tout le temps le même : un cours de français, d'écriture ou d'éloquence, peut libérer la créativité de ces élèves défavorisés ou de ces jeunes en insertion, qui souvent ont peu - ou pas du tout - eu accès à une éducation valorisante. L'intention est toujours louable, l'exécution, parfois moins. C'est le cas dans ì nous de jouer ! qui se contente d'illustrer très prosaïquement son sujet à la manière d'un énième reportage télévisuel dont, au passage, le format moins étendu aurait été plus adapté. Ce film d'Antoine Fromental, bourré de bons sentiments, pèche surtout quand il s'agit d'apporter un point de vue plus critique sur l'éducation alternative présente dans le film, et dont la finalité libératrice peine à se manifester. Les témoignages des élèves rendent d'ailleurs compte de la maladresse de la démarche : scrutés en permanence par la caméra, les adolescents endossent un rôle, exagérant celui qu'ils jouent déjà face à leurs petits camarades. La caméra, loin de désamorcer cette quête d'identité, en exacerbe la simulation permanente : sans vraiment le vouloir, Antoine Fromental, trop complice avec ses sujets d'étude (les élèves), déplace le « jeu » face caméra.

Générique

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 91

Couleur/NB : Couleur

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