Love, Cecil

Film

Love, Cecil (Beaton)

Lisa Immordino Vreeland

Année de production :  2017

Pays de production : Etats-Unis

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 10/04/2018

Description

Résumé

"Il a donné sa vie pour exprimer la beauté de toutes les façons", témoigne un journaliste de mode au sujet de Cecil Beaton. Tour à tour photographe, chroniqueur, vidéaste et créateur de costumes de cinéma et de théâtre, cet homme qui se pensait doté de très peu de talent à ses débuts a vécu mille vies qui toutes gravitaient autour d'une passion : le beau. Le regard Beaton, la touche Beaton, aujourd'hui reconnus par le monde de la mode, trouvent leur incarnation parfaite dans le film My Fair Lady de George Cukor, dont les décors et les costumes qu'il a créés lui ont valu un Oscar en 1965 et cristallisent sa nostalgie de l'époque qui a précédé la Première Guerre mondiale. Mais avant cette consécration, Cecil Beaton a dû s'affirmer et imposer sa vision singulière du monde. Love, Cecil s'appuie sur les journaux intimes de l'artiste et présente de façon chronologique la naissance et l'évolution de sa vocation. Dès l'âge de 5 ans, Cecil s'amusait avec le maquillage de sa mère, déclenchant alors la colère de son père. Aîné d'une fratrie de quatre enfants, Cecil a toujours eu conscience que son frère Reggie était l'enfant favori. Ses soeurs Nancy et Baba, " gauches et peu jolies " selon ses propres mots, ont toujours soutenu la passion de ce frère pas comme les autres. Autodidacte, peu doué pour les activités techniques réservées aux hommes au début du XX e siècle, Beaton aimait s'habiller de manière originale pour montrer son individualité. Il photographiait beaucoup les femmes de sa famille, et laissait libre cours à son imagination pour créer de nouvelles tenues. Lorsqu'il développe une fascination pour Stephan Tennant, jeune homme à la vie décadente issu de la noblesse britannique, Beaton se rapproche des "right Young People", un groupe d'aristocrates hédonistes qu'il photographiera beaucoup également. L'une des forces de ce documentaire est de présenter une quantité impressionnante de documents d'archives - photographies, extraits de vidéos et de manuscrits - qui illustrent les propos délivrés par la voix off qui se met à la place de Cecil. Une approche pédagogique bienvenue lorsque l'on ne connaît pas le sujet, renforcée par divers témoignages : un journaliste de Vogue (magazine auquel Beaton contribua un temps lors de son passage en Amérique), Leslie Caron (Beaton fut le directeur artistique du Gigi de Minelli), ou encore l'ancienne mannequin Penelope Tree. Ils semblent avoir eux-mêmes des difficultés à définir précisément cet homme qui ne voulait rentrer dans aucune catégorie. ì la fois vaniteux et peu confiant, plein d'humour et de mélancolie, homosexuel affirmé à une époque qui le lui interdisait pourtant, il a photographié la Seconde Guerre mondiale à travers le monde, les plus grands artistes de Mona Bismark à Greta Garbo (avec laquelle il entretenait une relation ambiguë), mais aussi plusieurs générations de la famille royale britannique. En quête perpétuelle de nouveaux accomplissements, Cecil Beaton savait se nourrir de toutes ses rencontres - il invitait des peintres comme Whistler et Dali dans sa propriété d'Ashcombe - tout comme son travail a nourri celui des autres. Une plongée passionnante dans la vie d'un homme qui ne se contentait jamais de ce qu'il était.

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 99

Couleur/NB : Couleur

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