Février 2017. Nicolas Milik est arrêté pour le meurtre de son épouse. Jean Monier, avocat chevronné, le rencontre en garde à vue. Il clame son innocence. Le couple aurait eu une dispute, après quoi sa femme aurait quitté la maison pour aller boire sur un banc, où elle aurait passé la nuit. Nicolas aurait quant à lui passé la soirée au bar de son ami Roger, proche de leur domicile. Après trois ans de détention provisoire, le procès commence. Jean assure la défense. Roger aurait conseillé à Milik de tuer sa femme qui lui « pourrissait la vie ». La reconstitution démontre qu’elle fut égorgée à l’arme blanche par un gaucher. Roger, qui possède un couteau militaire, est gaucher. Son épouse atteste que cette nuit-là, il a disparu plusieurs heures, et qu’ensuite elle a trouvé le couteau, fraîchement nettoyé, dans l’évier. Il se serait couché ivre, en disant : « je l’ai fait ». Arrêté, Roger est retrouvé mort dans sa cellule. Deux témoins, disant avoir vu Nicolas et Roger près du banc, sont interrogés par Jean, qui pointe les failles de leurs déclarations. La partie civile démontre toutefois que le meurtre est l’œuvre de Milik et Roger. Trente ans de prison sont requis. Jean échouant à convaincre le jury de l’absence de preuves matérielles, Milik est condamné à vingt ans de prison ferme. Peu après, il avoue son crime à Jean. Trois ans après le jugement, Milik demande à voir Jean. Il avoue avoir abusé de deux de ses filles, et prémédité le meurtre de sa femme pour que celle-ci ne le dénonce pas.