Un matin, le pêcheur Dragoi découvre son fils Adi, 17 ans, gravement tuméfié. Il soupçonne son créancier Zentov d’être en cause, sa dette étant arrivée à échéance. Le chef de la police locale, Pendele, accepte d’enquêter avec réticence : Zentov a des relations qui pourraient aider Pendele dans sa demande de retraite anticipée. Amie d’Adi, Ilinca les oriente vers un certain Tocu, qui a vu les fils de Zentov agresser Adi alors qu’il sortait de boîte avec un touriste reparti depuis pour Bucarest. Une plainte est déposée. Les fils de Zentov avouent avoir tabassé Adi car ils l’avaient vu embrasser le touriste. Effondrés, ses parents le font exorciser de force par le prêtre Eugen. Pour éviter la prison à ses fils, Zentov propose à Dragoi d’effacer sa dette s’il convainc Adi de retirer sa plainte. Et lui restitue le téléphone d’Adi, volé par les agresseurs. Dragoi oblige son fils à lire les messages sur son téléphone. Ils trahissent son mal-être et son désir de partir. Blessée, sa mère l’enferme dans sa chambre en vue de le cloîtrer dans un monastère, sur les conseils d’Eugen. Pendele suggère à Dragoi de l’envoyer étudier en ville pour éviter un scandale. Prévenue par Ilinca, Simona Petrescu, des Services sociaux de Tulcea, débarque et mène son enquête. L’entregent de Zentov et la coalition des hommes y mettent un terme : lors de la confrontation, Adi se tait et retire sa plainte. Le lendemain, il quitte le village pour Bucarest, étreignant Illinca mais sans un mot pour ses parents.