À la fin des années 1990, Nevenka Fernández est approchée par l’équipe d’Ismael Álvarez pour faire partie de sa campagne électorale à la mairie de Ponferrada. Elle accepte. L’élection est remportée par le parti d’Álvarez et Nevenka devient conseillère municipale. Sa proximité avec la tête de liste l’amène à avoir une relation avec lui. Au bout de quelques mois, Nevenka y met fin, ressentant les prémices d’une situation malsaine de domination entre eux. Ismaël Álvarez l’humilie lors des réunions municipales publiques et la met professionnellement de côté. Sur les conseils de ses parents, Nevenka tente d’avoir une conversation privée avec lui. Celui-ci lui demande de reprendre leur relation. Elle refuse. Ismaël s’arrange pour se retrouver seul avec Nevenka lors d’un séminaire, partageant la même chambre que sa conseillère. Un soir, il l’agresse sexuellement. Dévastée, Nevenka trouve refuge chez un ami et obtient un arrêt maladie pour couper les ponts avec son travail. Elle reçoit des dizaines d’appels d’Ismaël qui la harcèle et la rabaisse. Nevenka décide de démissionner et de porter plainte. Son avocat organise une conférence de presse pour médiatiser la procédure judiciaire. Le maire nie en bloc les accusations. Lors du procès, le procureur, proche d’Ismaël, s’acharne sur Nevenka, lui reprochant de ne pas avoir refusé plus explicitement les avances du maire. Bien qu’Ismaël soit reconnu coupable, il n’écope que d’une peine légère. Nevenka choisit l’exil pour reconstruire sa vie.