Pologne, Seconde Guerre mondiale. La pauvre bûcheronne et le pauvre bûcheron vivent dans la forêt, près des rails où passent les trains des déportés. La bûcheronne prie les dieux du train pour qu’ils lui apportent une marchandise… jusqu’au jour où elle trouve un bébé dans la neige : son père, pour le sauver, l’a jeté du train roulant vers Auschwitz. Elle décide d’élever l’enfant - une fille - contre l’avis de son mari, qui refuse d’avoir une “sans cœur” sous son toit. Puis elle demande du lait à un homme au visage défiguré qui vit dans le bois et possède une chèvre. Petit à petit, le bûcheron se rapproche de la petite fille, et accepte qu’elle reste. Mais ses collègues bûcherons, soupçonnant qu’il cache un enfant juif, débarquent chez lui pour l’enlever. Se révoltant, le bûcheron est tué. La bûcheronne fuit avec la petite fille jusqu’à la baraque de l’homme à la gueule cassée, qui accepte de les héberger. Les temps passe et, une nuit, dans la forêt, l’homme est tué par un soldat russe. Entre-temps, le camp d’Auschwitz a été libéré ; le père de l’enfant a survécu. Un soir, dans un village polonais, il croise la bûcheronne, qui vend du fromage avec sa fille sur les genoux. Des années plus tard, le père, devenu pédiatre, voyage en train jusqu’à Varsovie. Dans le hall de la gare, un kiosque à journaux attire son attention : sur la couverture d’un magazine, figure la photo de sa fille qui, âgée de vingt ans, a été désignée comme la plus méritante des jeunes pionnières.