Dans un pays maritime où l’on parle le français et l’arabe, une loi d’amnistie a été décrétée pour clore une guerre civile... Après avoir passé des années à rechercher l’assassin de sa femme Fajar, tuée par les terroristes alors qu’elle était étudiante en droit, le journaliste Nacer recueille son témoignage mais renonce à se venger. Il est interpelé par un paysan qui lui montre les traces d’une mystérieuse tempête de sable jaune. À la conférence de rédaction de son journal, il n’est pas pris au sérieux mais un policier lui signale qu’une somnambule a été blessée après une pluie de poussière jaune sur sa cité. Nacer la rencontre à l’hôpital où elle est la patiente de son frère Yacine. La femme affirme ne pas être somnambule : elle était sortie embrasser son frère, autrefois assassiné par les terroristes, mais bien vivant. Elle ne tarde pas à mourir et Yacine affirme que ce n’est pas le premier cas de mort inexpliquée. Un vent de folie semble régner dans la ville. Une nuit, Fajar se présente, disant venir du Canada. Elle enlace Nacer, décontenancé. Il l’enferme dans son appartement le lendemain mais le jour, elle continue à mener sa vie. Des nuages ocres se multiplient au-dessus de la ville ainsi que les morts. La mère de Fajar a une attaque en revoyant sa fille. Nacer erre avec Fajar dans les rues envahies de poussières jaunes. Ils voient le cadavre de Yacine parmi les corps amoncelés. Pour Fajar, « cette tempête mange notre colère, elle nous libère ».