Un clochard, Ion, vêtu de guenilles, erre dans les allées d’un Dino Park, puis d’une zone commerciale, puis dans le centre-ville de Cluj, en Roumanie. Il squatte un débarras dans un immeuble. Un matin, Orsolya, huissière de justice, ouvre la porte, en compagnie de gendarmes. Elle doit l’expulser - elle lui a déjà accordé une semaine de répit. Ion demande vingt minutes pour ranger ses affaires et se pend au radiateur. On apprend que l’immeuble va être détruit pour construire un hôtel. Orsolya habite elle dans une banlieue de Cluj en proie à une furie de construction. Orsolya découvre le corps d’Ion, et en ressent une grande culpabilité. Sur les réseaux sociaux, des commentaires xénophobes apparaissent car elle est d’origine hongroise. Rongée par le remords, elle ne part pas en vacances avec sa famille, et discute avec une amie des SDF et des dons caritatifs automatisés. Elle rend visite à sa mère, qui déteste les Roumains. Elle rencontre un ancien élève, à présent livreur à vélo. Elle accepte de le revoir dans un bar, puis ils errent, ivres, dans la ville, avant de se rendre sur les hauteurs et de faire l’amour. Orsolya parle avec son prêtre orthodoxe de la culpabilité, de la nécessité de la foi et de l’impiété d’Ion, qui s’est pendu et donc suicidé. Orsolya se rend finalement à l’aéroport pour retrouver sa famille. Dans la ville, des bâtiments sont en construction.