Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Unité documentaire : Unitaire
Année de sortie dans le pays d'origine : 2025
Date de sortie en France :
- 09/07/2025
Société(s) de production :
Numéro RCA / VISA : 162432
Classification :
- Tous publics - 31/01/2025
Description
Résumé
À Zhili, ville chinoise dédiée à la confection, Shi Wei, jeune ouvrier, se voit refuser une pause par le patron de l’atelier. Xiao Dong a des dettes. Dong Minyang reproche à son mari d’avoir perdu leur argent aux cartes. Le Nouvel An lunaire approche. Toutes et tous partent en train retrouver leurs familles en zones rurales. Le père de Mu Fei a la tuberculose. Shi Wei se marie dans la joie. Fang Lingping se marie avec un homme qu’elle connaît à peine. On fête le Nouvel An. Déjà de retour à Zhili, chacun cherche une place en atelier. Au travail, Fang Lingping houspille son mari, trop lent. Bientôt le Nouvel An. Chacun compte le nombre de pièces qu’il a faites. Lin Shao rentre dans son village, où son deuxième enfant vient de naître. Les festivités passées, il retourne à Zhili. Ce dernier volet clôt la trilogie, tournée de 2014 à 2019, consacrée par Wang Bing aux jeunes ouvrières et ouvriers de la confection en Chine. On retrouve des têtes connues, on en rencontre de nouvelles. Toujours au milieu des chutes de tissus, du bruit des machines à coudre, ou dans leurs dortoirs spartiates. Toujours dans l’attente de la paye qui parfois ne vient jamais. Si Les Tourments développait les relations de travail et les conflits avec les patrons (souvent malhonnêtes), Retour au pays s’attache aux liens des travailleuses et travailleurs avec leurs familles, restées dans de lointaines provinces, telles le Yunnan ou l’Anhui. Une scène très touchante montre un jeune homme, dans son dortoir, écoutant un message vocal sur son smartphone : une voix féminine lui chante une chanson traditionnelle. Il s’isole alors loin des autres pour s’enregistrer, chantant à son tour pour son interlocutrice. Le Nouvel An lunaire est la seule occasion de l’année pour ces jeunes gens de retourner quelques semaines dans leur village. Après plusieurs jours de train, on retrouve sa famille, et les problèmes de celle-ci : pas assez de terrain à cultiver, trop peu d’argent pour subsister, parfois la maladie... D’un côté, des paysans à qui l’État ne laisse que des miettes pour survivre, de l’autre, le système du « hukou » qui exclut de la protection sociale celles et ceux qui vont travailler en dehors de leur lieu de résidence initial. D’où l’énorme pression subie par ces jeunes, contraints de travailler 15 heures par jour, 7 jours sur 7, sans contrat de travail ni garantie que les patrons daigneront les payer. Durant ces retours au pays, on assiste à des mariages, celui-là, rassemblant tout le village, évoquant les joyeux bazars des films de Kusturica ; cet autre, plus austère, où le marié critique sévèrement le maquillage de la mariée. Absent des deux premiers films, ce contexte familial éclaire les tensions du deuxième volet. Cet argent, pour lequel ces jeunes doivent constamment se battre, n’est au fond destiné qu’à éviter que la famille ne sombre dans la misère. Ce dernier chapitre, moins tenu par une intrigue que dans le précédent (la bataille pour la paye), conclut de façon plus posée, peut-être aussi plus amère, cette étonnante fresque dédiée à un prolétariat invisible, dont le travail remplit pourtant les magasins du monde entier.
Genre : Documentaire
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 152
Couleur/NB : Couleur
Sonore/muet : Sonore
Consultation
État dans les collections : Non déposé