Michel Deville

Personnalité

Réalisateur, scénariste, ass. réalisateur... : années 1950-2000

Nationalité :  France

Naissance :  13/04/1931 - France - Boulogne-Billancourt, Seine

Décès :  16/02/2023 - France - Boulogne-Billancourt, Haut-de-Seine

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Acteur, Adaptateur, Scénariste, Dialoguiste, Directeur de casting, Producteur, Photographe de plateau, Coopération technique, Conseiller technique, Auteur, Photographe, Auteur secondaire, Auteur primaire, Annotateur

Biographie

Formation :

Michel Deville suit des études supérieures de lettres.

Carrière :

Cinéaste élégant et singulier, Michel Deville a construit une œuvre placée sous le signe du jeu des apparences, de l’ambiguïté des sentiments et d’une mise en scène d’une grande précision. De la comédie sophistiquée au drame psychologique, il s’est surtout distingué par son art de diriger les acteurs et de sonder les rapports amoureux.
A ses débuts, Michel Deville est l'assistant d'Henri Decoin durant sept ans. Il collabore ainsi à treize films de Decoin dont Razzia sur la chnouff (1954), Folies Bergères (1956) et La chatte (1958). Fort de son expérience sur des tournages de films aux genres différents, il co-réalise son premier film Une balle dans le canon avec Charles Gérard. Michel Deville travaille ensuite avec Nina Companeez qui écrit pour lui ses scénarios pendant une dizaine d'années. Ce soir ou jamais est le premier film issu du tandem Deville-Companeez, on peut y voir les caractéristiques générales de leurs films communs : une mise en scène rigoureuse, des sentiments de jeunes filles évoqués avec fantaisie, le théâtre de Marivaux comme source d'inspiration. Leur collaboration se poursuit jusqu'au début des années 1970 où Michel Deville s'oriente vers un style plus noir et moins léger comme dans Raphaël ou le débauché (1971). Avec Le dossier 51 (1978) issu du roman de Gilles Perrault, il aborde le thème de l'individu opprimé par le contrôle politique et la bureaucratie. Dès lors, sa carrière est orientée vers des films sombres, réflexions amères sur les rapports amoureux (Nuit d'été en ville, 1990), la folie (La maladie de Sachs, 1999), le mensonge (Le paltoquet, 1986) ou la manipulation (Péril en la demeure, 1985). On reconnaît toujours chez Michel Deville un sens hors du commun pour diriger les acteurs. Après La maladie de Sachs, Michel Deville marque une pause avant de revenir au cinéma avec Un monde presque paisible (2002), adaptation du roman de Robert Bober Quoi de neuf sur la guerre ?. Dans le Paris de l'après-guerre, il suit les membres d'un atelier de confection qui tentent de réapprendre à vivre : derrière la légèreté des échanges et les chassés-croisés sentimentaux, le cinéaste compose une œuvre délicate sur la mémoire et la reconstruction. Il renoue ensuite avec la comédie dans Un fil à la patte (2004), adaptation de Feydeau qui lui permet de retrouver son goût pour les jeux de langage, les quiproquos et les mécanismes amoureux. Porté notamment par Emmanuelle Béart, Charles Berling et Dominique Blanc, le film témoigne d'une nouvelle inflexion de son cinéma, plus ouvertement ludique après les œuvres sombres qui avaient marqué les dernières décennies. L'ensemble de son œuvre, bien que comportant des périodes distinctes, se caractérise par une grande rigueur laissant supposer un important travail écrit préliminaire et un certain goût pour les zones d'ombre de l'esprit.

Autres activités :

Michel Deville est conseiller technique auprès du Théâtre Français pour filmer des représentations. Pour la télévision, il réalise les Petites demoiselles (1962) et les Capricieux (1983). Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages de poésie : Poèmes zinopinés , Poèmes zimpromptus et Poézies . En 1991, Michel Deville réalise un court métrage pour Amnesty International dans le cadre du soutien au poète vietnamien Nguyen Chi Thien.

Filmographie

Courts métrages

Scénariste

Longs métrages

Acteur

Conseiller technique

Coopération technique

Directeur de casting

Récompenses et nominations

  • 1999 - Meilleur réalisateur - Festival International de Cinéma (San Sebastian) - La Maladie de Sachs
  • 1999 - Meilleur scénario - Festival International de Cinéma (San Sebastian) - La Maladie de Sachs
  • 1986 - Meilleur réalisateur - César du Cinéma Français - Péril en la demeure
  • 1979 - Meilleur scénario - César du Cinéma Français - Le Dossier 51

Liens familiaux

Marié(e) à :

Collections liées