Michel Drach
Personnalité
Réalisateur, scénariste, producteur : années 1950-1980
Nationalité : France
Naissance : 18/10/1930 - Paris, Seine
Décès : 14/02/1990 - France - Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, Ile-de-France
Identité
Genre : homme
État civil :
- Michel Philippe Drach
Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Adaptateur, Producteur, Producteur délégué, Décorateur, Auteur
Biographie
Formation :
Il débute au cinéma en étant l'assistant de Jean-Pierre Melville.Carrière :
Cinéaste attentif à la mémoire, à la solitude et aux rapports humains, Michel Drach a construit une œuvre sensible, souvent nourrie par l’histoire intime et les débats de société. Récompensé par le prix Louis-Delluc dès son premier film, On n’enterre pas le dimanche, il est notamment connu pour Élise ou la vraie vie et Les violons du bal, évocation autobiographique de son enfance sous l’Occupation.
En 1959, Michel Drach se lance dans la réalisation de son premier long métrage, On n'enterre pas le dimanche, une réflexion sur la solitude existentielle. Le film remporte le Prix Louis Delluc. Dans cette œuvre qui, sur le plan esthétique, annonce la Nouvelle Vague, Drach montre une certaine sensibilité face aux êtres. Cette finesse d'approche se retrouve dans sa deuxième réalisation, Amélie ou le temps d'aimer (1962). Le film essuie un échec financier. Drach accepte alors des projets qu'il refusait quelques années plus tôt. Il tourne une comédie à sketches, La bonne occase (1965) et un film policier, Safari diamants (1966). Il revient en 1970 à un cinéma d'auteur avec Elise ou la vraie vie, adapté du livre de Claire Etcherelli : l'histoire d'un amour entre une jeune française et un Algérien pendant la guerre d'Algérie. En 1974, il remporte son premier véritable succès au festival de Cannes avec Les violons du bal (1973), un film autobiographique évoquant son enfance juive pendant l'Occupation. Marie-José Nat remporte le prix d'interprétation féminine. En 1977, Le passé simple rejoint ses précédents films, axés sur la mémoire et les rapports entre les êtres humains. En 1979, Drach met en scène une erreur judiciaire, Le pull-over rouge, un film contre la peine de mort adapté de l'œuvre de Gilles Perrault. Intéressé par les débats de société, le cinéaste traite le thème du cancer dans Sauve-toi Lola (1986), et les rapports entre grand-père et petit-fils dans Il est génial Papy (1987). Ces derniers films ont en commun une représentation chaleureuse des individus.