Busby Berkeley
Personnalité
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 29/11/1895 - Los Angeles, Californie, États-Unis
Décès : 14/03/1976 - Palm Springs, Californie, États-Unis
Identité
Genre : homme
État civil :
- William Berkeley Enos
- William Berkeley Enos
Fonctions : Réalisateur, Réalisateur seconde équipe, Acteur, Chorégraphe, Collaborateur, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Busby Berkeley débute dès son plus jeune âge sur scène. Pendant la Première Guerre mondiale, il organise des parades militaires. De retour aux Etats-Unis, il dirige la chorégraphie de nombreux spectacles à Broadway. Sa réputation grandit et il commence à intéresser les producteurs de Hollywood.Carrière :
Chorégraphe, metteur en scène et réalisateur visionnaire, Busby Berkeley a révolutionné la comédie musicale hollywoodienne par ses chorégraphies spectaculaires et ses audacieuses inventions visuelles. Son style flamboyant, fondé sur des figures géométriques et des mouvements de caméra inédits, a profondément marqué l'âge d'or des studios américains.
Busby Berkeley est considéré comme l'inventeur de la comédie musicale américaine. Grâce à ses nombreuses innovations techniques, il participe à l'âge d'or d'Hollywood dans les années 1930 : prises de vue sous des angles inattendus (la plongée verticale devient sa marque de fabrique), plateaux tournants sur lesquels dansent des centaines de figurants, trompe-l’œil et utilisation de miroirs pour circonvenir les lois de la géométrie et de l'espace. En 1929, les Etats-Unis traversent la plus grande crise économique de leur histoire. Le cinéma, lui, devient parlant. Les studios hollywoodiens se spécialisent dans le cinéma de divertissement afin d'arracher les citoyens à la morosité. Berkeley, célèbre pour ses chorégraphies à Broadway, répond à l'invitation du producteur Sam Goldwyn et signe les parties musicales de Whoopee (1930) de Thornton Freeland. Il innove par l'alternance de gros plans et de plans d'ensemble, par l'utilisation de décors démesurés, et par l'emploi d'une seule caméra. Il affirme son style dès ce premier succès. En 1932, il signe un contrat de sept ans avec la Warner Bros. Il travaille en moyenne à cinq films par an. Si ces œuvres sont réalisées par d'autres, il en est bien le véritable auteur. Leur intérêt réside moins dans la thématique abordée que dans les nombreux numéros musicaux qui mettent en scène une foule de danseuses formant des kaléidoscopes humains, l'une des spécialités du chorégraphe. Derrière l'extravagance et le kitsch, certains de ces films ont pour toile de fond des sujets graves : suicide, prostitution, chômage. A chaque fois, Berkeley orchestre des ballets toujours plus audacieux. Dans Golddiggers of 1933 (1933) de Mervyn LeRoy, des filles font rouler des pièces d'or géantes ; dans Dames (1934) de Ray Enright, les pièces d'un puzzle géant s'assemblent pour constituer le portrait de l'actrice Ruby Keeler. Dès 1933, il réalise lui-même de nombreux films (She had to say yes, 1933 ; Golddiggers of 1935, 1935) tout en continuant à signer les chorégraphies de films mis en scène par d'autres. En 1939, il entre à la MGM et lance de nombreux artistes, parmi lesquels Mickey Rooney, Judy Garland, Gene Kelly. Après avoir inspiré un dernier film à Charles Walters en 1962, Jumbo, il retourne à ses premières amours : les planches de Broadway.