Jean-Claude Carrière

Personnalité

Scénariste, interprète, réalisateur : 1960-2020

Nationalité :  France

Naissance :  17/09/1931 - France - Colombières-sur-Orb, Hérault

Décès :  08/02/2021 - Paris, Paris, Ile-de-France

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • J.C. Carrière

État civil :

  • Jean-Claude François Carrière

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Intervenant, Adaptateur, Dialoguiste, Scénariste, Collaborateur au scénario, Auteur de l'œuvre originale, Auteur du commentaire, Auteur de l'idée originale, Producteur, Préfacier, postfacier, Collaborateur, Auteur, Dessinateur, Annotateur, Auteur secondaire, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Sorti de l'Ecole Normale Supérieure, avec une licence en Lettres et une maîtrise d'Histoire, Jean-Claude Carrière publie un premier roman, Le Lézard en 1957. Son éditeur, Robert Laffont, lui propose de travailler sur l'adaptation en livre du film de Jacques Tati, Les Vacances de Monsieur Hulot (1951). Au cours de sa rencontre avec le réalisateur, Jean-Claude Carrière fait la connaissance de son assistant Pierre Etaix avec qui il se découvre une vision commune du travail. Les deux hommes débutent avec des courts métrages, Etaix à la réalisation et Carrière au scénario, avant de passer au long métrage avec Le Soupirant (1962).

Carrière :

Figure incontournable du cinéma d’auteur européen, Jean-Claude Carrière est l’un des grands scénaristes et adaptateurs français de la seconde moitié du XX siècle. Récompensé par un Oscar d’honneur, il est surtout connu pour ses collaborations fécondes avec Luis Buñuel, mais aussi pour une œuvre éclectique qui relie littérature, satire sociale et observation des passions humaines.
Après Yoyo d'Etaix en 1964, Jean-Claude Carrière fait une nouvelle rencontre déterminante, celle de Luis Buñuel pour qui il adapte en 1963, Le Journal d'une femme de chambre. Fidèle des comédies d'Etaix, Le Grand amour (1968), il le devient aussi pour Buñuel pour qui il écrit les scénarios de Belle de jour (1966), La Voie lactée (1968), Le Charme discret de la bourgeoisie (1972), Cet obscur objet du désir (1977), des films dans lesquels il lui arrive également d'interpréter des petits rôles. Son style épuré s'illustre également dans les films de Jacques Deray : Borsalino (1969), La Piscine (1968) ou encore Un peu de soleil dans l'eau froide (1971). Les Américains le découvrent grâce à Milos Forman avec qui il rédige le scénario de Taking off (1971). Le cinéma international le réclame. Il collabore avec les Allemands Peter Fleischmann pour La Faille (1974) et Volker Schlöndorff pour Le Tambour (1978) et Le Faussaire (1981). Scénariste éclectique, il travaille pour des réalisateurs de la Nouvelle Vague tels que Louis Malle avec Viva Maria (1965) et Le Voleur (1966) ou encore Jean-Luc Godard avec Sauve qui peut la vie (1979). Jean-Claude Carrière s'essaie à la réalisation à deux reprises : tout d'abord avec un court métrage, La Pince à ongles en 1969 pour lequel il remporte le Grand Prix du Jury pour le Meilleur court-métrage à Cannes, puis avec L'Unique (1985) en collaboration avec Jérôme Diamant-Berger. On sollicite son talent de scénariste pour des adaptations d'œuvres littéraires qui recevront un grand succès : Cyrano de Bergerac (1989) et Le Hussard sur le toit (1994) de Jean-Paul Rappeneau ou encore Le Roi des Aulnes (1995) de Volker Schlöndorff. Son travail reconnu, il collabore avec de nombreux réalisateurs et dans différents genres : L'Associé (1996) de Donald Petrie, Salsa (1999) de Joyce Buñuel, Les Fantômes de Goya (2005) de Milos Forman ou encore Le Ruban blanc (2008) de Michael Haneke. Jean-Claude Carrière signe ensuite l’adaptation de Syngué Sabour, pierre de patience (2012), d’après le roman d’Atiq Rahimi, ainsi que le scénario de L’Artiste et son modèle (2011) de Fernando Trueba, méditation sur la création et le vieillissement. Sa collaboration avec Philippe Garrel donne naissance à L’Ombre des femmes (2014), chronique conjugale où les mensonges et les infidélités font vaciller un couple de documentaristes, puis à L’Amant d’un jour (2016), récit délicat sur le désir, la jalousie et les liens entre générations. Il participe également à Le Dosieto Petrov (inédit en France, 2014), enquête politique aux accents de thriller, et prête sa plume au film At Eternity’s gate (VOD, 2018) de Julian Schnabel, évocation des dernières années de Vincent van Gogh. Avec Le Sel des larmes (2019), il retrouve Philippe Garrel pour un récit d’apprentissage sentimental, où un jeune homme se trouve confronté à la fragilité de ses engagements amoureux. Deux ans après L’Homme fidèle (2018) il travaille de nouveau avec Louis Garrel sur La Croisade (2020), fable écologique dans laquelle des enfants entreprennent secrètement de sauver la planète en revendant leurs biens. Deux films sortent à titre posthume : L’Ombre de Goya (2022), documentaire de José Luis Lopez-Linares ainsi que Le Grand chariot (2023), ultime collaboration avec Philippe Garrel. Scénariste, dialoguiste ou adaptateur, Jean-Claude Carrière se distingue par la variété de ses contributions, et fait partie avec Francis Veber ou Jean-Loup Dabadie des grands auteurs du cinéma français. En 2014, Il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de son œuvre.

Autres activités :

Ecrivain prolifique, il publie entre autres, Le Vin bourru (2000) sur son enfance dans l'Hérault, N'espérez pas vous débarrasser des livres (2009) en collaboration avec Umberto Eco, et contribue à la collection du Dictionnaire amoureux chez Plon. Scénariste de théâtre, il adapte notamment Harold et Maude de Colin Higgins (en 1973 et 1995) et des auteurs tels que Shakespeare (La Tempête ) ou Homère (Une Odyssée ). Il écrit également ses propres pièces. Pour la télévision, il écrit de nombreux scénarios et joue quelques fois les acteurs. Sa carrière cinématographique et sa reconnaissance dans le monde du cinéma lui vaut sa nomination, en 1986, en tant que président de la Fémis (Ecole nationale Supérieure des Métiers de l'Image et du Son) durant dix ans.

Filmographie

Longs métrages

Auteur de l'œuvre originale

Auteur du commentaire

Scénariste

Récompenses et nominations

  • 2015 - Oscar d'honneur pour l'ensemble de la carrière - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences
  • 1990 - Meilleur scénario - Festival Internacional de Cinema de Catalunya (Sitges) - Es ist nicht leicht ein Gott zu sein
  • 1989 - Meilleur scénario - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - L'insoutenable légèreté de l'être
  • 1983 - Meilleur scénario - César du Cinéma Français - Le retour de Martin Guerre
  • 1974 - Meilleur scénario - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Le charme discret de la bourgeoisie
  • 1963 - Meilleur scénario - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Heureux anniversaire

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