Jules Dassin
Réalisateur, scénariste, producteur...: années 1940-1980
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 18/12/1911 - Etats-Unis - Middletown, Connecticut
Décès : 31/03/2008 - Grèce - Athènes
Personnalité
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- Perlo Vita
État civil :
- Julius Dassin
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Dialoguiste, Scénariste, Adaptateur, Auteur de l'œuvre originale, Producteur, Auteur, Auteur primaire, Auteur secondaire, Annotateur
Biographie
Formation :
Fils d'une famille d'immigrants russes, le jeune Jules Dassin passe son enfance à Harlem entouré de ses sept frères et s.urs. Déjà féru de théâtre, il attend la fin de ses études pour gagner l'Europe et suivre des cours d'Art dramatique. De retour à New-York, il entre dans la compagnie du Théâtre yiddish et écrit des émissions radiophoniques. Devenu metteur en scène, il monte au Artef Yiddish Theatre, Clinton street , 200 000 Recruits et The Outlaw . Après une mise en scène à Broadway, il s'attire la sympathie d'Hollywood et entre à la RKO pour un stage avant d'assister Alfred Hitchcock et Garson Kanin. Formé à l'oeil de la caméra, il réalise son premier court métrage, une adaptation de la nouvelle d'Edgar Allan Poe, Le Coeur révélateur . Le succès de cette première mise en scène lui vaut de signer à la MGM.Carrière :
Figure majeure du film noir américain, Jules Dassin est notamment reconnu pour son réalisme social et ses plongées sans concession dans les milieux criminels. Contraint à l’exil par le maccarthysme, il renouvelle son cinéma en Europe et signe notamment Du Rififi chez les hommes, classique du film de casse récompensé à Cannes.
Une brillante carrière semble s'ouvrir à Hollywood pour Jules Dassin. Après quelques réalisations inégales pour la MGM, le réalisateur rompt son contrat et entre à Universal. Son premier film Les Démons de la liberté, co-réalisé avec Mark Hellinger traite de façon brutale de la vie de prisonniers confrontés à leurs geôliers. Toujours, sans complaisance, Jules Dassin met en lumière la réalité des rues de New-York dans La Cité sans voiles (1948). À la suite de coupures au montage des producteurs, il quitte Universal pour la Fox où il met en scène, toujours avec ce même réalisme, Les Bas-fonds de Frisco (1949). En 1950, le talentueux réalisateur a pour projet de réaliser The Journey of Simon Mc Keever. Malheureusement, visé depuis déjà trois ans par les maccarthystes, présents au " Comité du cinéma pour la préservation des idéaux américains ", la Fox renonce à produire le film. Jules Dassin quitte alors les Etats-Unis pour le climat meilleur de l'Angleterre où il tourne Les Forbans de la nuit (1950). Toujours dans sa quête de réalisme, il s'introduit cette fois dans les bas-fonds de Londres. Mais déjà, le maccarthysme a traversé l'Atlantique et une fois encore Jules Dassin doit immigrer. Il choisit la France et réalise Du Rififi chez les hommes (1954), une étonnante plongée dans le Paris de la nuit. En 1960, Jules Dassin connaît un succès international avec Jamais le dimanche où il met en scène son épouse Mélina Mercouri. Avec Topkapi en 1964, le réalisateur renoue avec les scènes spectaculaires de ses premiers films. A la fin des années soixante, de retour aux Etats-Unis, Jules Dassin réalise un film antiraciste, Uptight (1968) puis dix ans plus tard Cri de femmes (1978), un film intéressant par la mise en parallèle de la tragédie antique et du drame moderne. Malmené tout au long de sa carrière, Jules Dassin a dû s'adapter pour ne garder pour finir que la technique mais sans retrouver l'originalité de ses premières œuvres.