André Delvaux
Personnalité
Réalisateur, scénariste... : années 1950-1990
Nationalité : Belgique
Naissance : 21/03/1926 - Belgique - Heverlee, Brabant
Décès : 04/10/2002 - Espagne - Valence, Province de Valence
Identité
Genre : homme
État civil :
- André Albert Auguste Delvaux
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Adaptateur, Parolier des chansons originales, Collaborateur, Auteur, Préfacier, postfacier, Auteur secondaire, Auteur primaire
Biographie
Formation :
André Delvaux étudie la philosophie germanique et le droit à l'Université Libre de Bruxelles. Professeur de littérature néerlandaise et passionné de cinéma, il réalise plusieurs courts-métrages de 1956 à 1962, dont Le temps des écoliers (1962) avec lequel il opte résolument pour la fiction.Carrière :
André Delvaux est considéré comme le fondateur du cinéma de fiction belge moderne, auteur d’une œuvre onirique et exigeante qui, de L’Homme au crâne rasé à L’Œuvre au noir, explore les frontières du réel, de la mémoire et de la création.
Avec ses deux premiers films, Man die zijn haar kort liet knippen (L'homme au crâne rasé, 1967) et Un soir, un train (1968), André Delvaux porte à l'écran l'univers intemporel de l'écrivain flamand Johan Daisne. Le premier, œuvre maladroite, porte en lui les qualités des films suivants : refus de la simplification et attrait du mystère. Dans le second, André Delvaux rend limpides les correspondances cinématographiques avec l'œuvre de l'écrivain et trouve la mesure pour diriger ses acteurs Yves Montand et Anouk Aimée. Rendez-vous à Bray (1971), d'après une nouvelle de Julien Gracq, définit les principes de base de la conception esthétique d'André Delvaux : mêler réel et onirisme et satisfaire esprit et sens du spectateur. Cette réussite prend des accents de consécration quand en 1972 André Delvaux représente la Belgique au Festival de Cannes avec Belle. En 1979, il abandonne la fiction pour une histoire ancrée dans la réalité historique et politique de la Seconde Guerre mondiale, Femme entre chien et loup, où il stigmatise à la fois le nationalisme flamand et la collaboration de certains milieux flamands avec l'Allemagne nazie. En 1983, Benvenuta, adaptation du roman La confession anonyme de Suzanne Lilar, signe le retour du cinéaste aux jeux de cache-cache entre le réel et la création artistique. Delvaux ne sépare jamais la conception d'un sujet et d'un style, conception de la réalisation qui lui vaut l'aval de la romancière. André Delvaux poursuit son interrogation sur les rapports entre l’art, le réel et la fiction, avec Babel opéra, ou la répétition de Don Juan de Wolfgang Amadeus Mozart (1985), pour lequel il filme les répétitions d’une mise en scène de Don Giovanni à La Monnaie, mêlant captation, rêverie musicale et mise en abyme de la création. Il livre ensuite L’Œuvre au noir (1987), ambitieuse adaptation du roman de Marguerite Yourcenar. Porté par Gian Maria Volontè dans le rôle de l’alchimiste Zénon, ce drame historique restitue les tensions religieuses, scientifiques et politiques de la Flandre du XVIe siècle, tout en approfondissant le motif delvalien de l’homme en quête d’un ailleurs intérieur. Avec le court métrage de 8 mn 1001 films (1989), hommage à la Cinémathèque royale de Belgique, le réalisateur achève ici une œuvre cinématographique témoignant d'un lien indéfectible entre images et mémoire.