Monte Hellman
Personnalité
Réalisateur, moteur, producteur... : années 1950-2010
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 12/07/1929 - Etats-Unis - New York, New York
Décès : 20/04/2021 - Etats-Unis - Rancho Mirage, Californie
Identité
Genre : homme
État civil :
- Monte Jay Himmelbaum
Fonctions : Réalisateur, Réalisateur seconde équipe, Assistant réalisateur, Acteur, Interviewer, Scénariste, Auteur de l'œuvre originale, Dialoguiste, Producteur, Producteur délégué, Producteur exécutif, Producteur associé, Monteur, Auteur
Biographie
Formation :
Après des études de cinéma à UCLA, Monte Hellman rejoint une troupe de théâtre pour laquelle il est acteur et metteur en scène. Entre deux saisons théâtrales, il fait l'apprentissage du montage à Hollywood.Carrière :
Monte Hellman, réalisateur culte de l’underground américain, s’est fait connaître par une œuvre singulière mariant minimalisme et atmosphères mystérieuses, renouvelant le cinéma de genre et indépendant. Son style inimitable, mêlant énigmes narratives à une esthétique dépouillée, lui a valu une reconnaissance tardive mais durable, notamment avec son retour acclamé dans les années 2000.
Monte Hellman commence une carrière de réalisateur de cinéma grâce à Roger Corman, alors qu'il n'a aucune expérience de la caméra. Las d'investir dans sa compagnie théâtrale qui lui fait perdre de l'argent, le producteur lui propose en effet le scénario de Beast from haunted cave (1959), un modeste film d'horreur. Toujours pour l'écurie Corman, Monte Hellman tourne un film de guerre aux Philippines (Back door to hell, 1964) puis deux westerns mémorables avec Jack Nicholson, The Shooting (1966) et L'Ouragan de la vengeance (1967). Ces scénarios mystérieux dénués de sentimentalisme et une mise en scène décalée attirent l'oeil de la critique. Monte Hellman persévère dans la marginalité et les films à petit budget avec Macadam à deux voies (1970), qui raconte une course de voitures trafiquées conduites par des acteurs amateurs. Cock fighter (1974) est une autre illustration d'un style minimaliste entre le documentaire et la fiction. Monte Hellman se distingue à nouveau avec un western parodique tourné en Italie, China 9, liberty 37 (1978). L'absence de succès le tient éloigné des studios, qu'il retrouve dix ans plus tard avec une discrétion devenue légendaire. Monte Hellman revient au cinéma dix ans plus tard avec Iguana (1988), une coproduction italo-espagnole, qui renouvelle son univers en jouant avec les codes du récit d’aventures et du cinéma de genre. L’année suivante, il se confronte à un registre plus sombre avec Silent Night, Deadly Night 3 : Better Watch Out (1989), un slasher au budget modeste, destiné au marché de la vidéo, qui ne connaît qu’une distribution discrète. C’est en 2010 qu’il effectue un retour remarqué avec Road to Nowhere (2009), un néo-noir hypnotique et complexe mettant en abyme le tournage et la fiction, présenté en compétition au festival de Venise. Ce film, soutenu discrètement mais fermement par sa famille, renouvelle l’intérêt critique pour son travail, salué pour sa maîtrise de la narration elliptique et sa capacité à métaphoriser l’art du cinéma.
Monte Hellman est le monteur de la plupart de ses films.