Jonathan Demme
Personnalité
Réalisateur, producteur, scénariste : années 1970-2010
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 22/02/1944 - Etats-Unis - Baldwin, New York
Décès : 26/04/2017 - Etats-Unis - New York, New York
Identité
Genre : homme
État civil :
- Robert Jonathan Demme
Fonctions : Réalisateur, Réalisateur seconde équipe, Acteur, Scénariste, Auteur de l'œuvre originale, Producteur, Producteur exécutif, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Cadreur/Opérateur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Elevé à Miami, Jonathan Demme commence par publier des critiques de films dans la presse locale. Il entre au service de presse d'Embassy Pictures puis de United Artists. Il écrit régulièrement des critiques pour le Film Daily dans les années 1960, puis intègre l'écurie de Roger Corman comme scénariste producteur.Carrière :
Jonathan Demme est un cinéaste américain éclectique et humaniste, célèbre pour Le Silence des agneaux, thriller psychologique oscarisé qui a imposé sa maîtrise de la tension, et pour Philadelphia, drame pionnier sur le sida qui a révélé sa capacité à filmer l’émotion et la dignité.
Jonathan Demme se distingue à ses débuts dans la série B, avec des films comme Cinq femmes à abattre (1974), qui se déroule dans une prison de femmes, ou Crazy Mama (1975). Ces œuvres qui s'inspirent des méthodes de son maître d'alors, Roger Corman, annoncent l'éclectisme et le talent original du cinéaste. Handle with care (1977), dont le succès critique vient compenser l'échec commercial, révèle son goût pour les marginaux et l'Amérique ordinaire. Jonathan Demme connaît son premier succès avec Melvin et Howard (1980) qui évoque avec sensibilité et drôlerie la rencontre d'un pompiste avec Howard Hugues. Désormais recherché, il alterne les grosses productions avec des documentaires et des clips musicaux. Il passe ainsi de Swing shift (1984), médiocre véhicule pour Goldie Hawn, à Swimming to Cambodia (1987), document sur le tournage de La déchirure (1984) de Roland Joffé, de Stop making sense (1984), portrait passionné des Talking Heads, aux comédies à succès que sont Dangereuse sous tous rapports (1986) et Veuve mais pas trop (1988). Il se montre aussi à l'aise dans la parodie que dans le film d'angoisse, comme le prouve Le silence des agneaux (1991) avec Anthony Hopkins et Jodie Foster, qui remporte un succès mondial. Bon directeur d'acteurs, cinéaste habile et sincère doté d'une solide culture cinématographique, Jonathan Demme se signale à nouveau au grand public avec un film sobre sur le sida, Philadelphia (1993), avec Tom Hanks. Cependant, la froideur de l'accueil réservé à sa dernière réalisation, Beloved (1999), peut faire craindre une certaine dérive conformiste chez ce cinéaste au parcours audacieux. Après l’échec de Beloved, Jonathan Demme renoue avec une inspiration plus libre et éclectique. Il signe d’abord La Vérité sur Charlie (2001), remake fantaisiste de Charade, puis Un crime dans la tête (2003), thriller politique ancré dans l’Amérique post-11 septembre avec Denzel Washington et Meryl Streep. Dans les années 2000, il multiplie les documentaires musicaux et engagés, consacrant plusieurs films à Neil Young (2006-2011) et réalisant Jimmy Carter, Man from Plains (2007), portrait intime de l’ancien président. Son retour à la fiction intervient avec Rachel se marie (2007), drame familial filmé avec une liberté proche du documentaire, où Anne Hathaway incarne une jeune femme en convalescence lors du mariage de sa sœur. Le film confirme la capacité de Demme à capter l’intimité des émotions et la complexité des liens familiaux. Il retrouve Meryl Streep dans Ricki and the Flash (2014), chronique tendre et rock d’une mère musicienne tentant de renouer avec sa famille. Son ultime œuvre, Justin Timberlake + The Tennessee Kids (VOD, 2016), concert filmé à Las Vegas, referme une carrière marquée par l’empathie, l’éclectisme et un humanisme constant.