Michael Cimino
Personnalité
Réalisateur, scénariste, producteur : 1970-2000
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 03/02/1939 - New York, New York, États-Unis
Décès : 02/07/2016 - Los Angeles, Californie, États-Unis
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- Mike Cimino
Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Auteur de l'œuvre originale, Producteur, Auteur
Biographie
Formation :
Diplômé d'art et d'architecture à l'université de Yale, Michael Cimino suit des cours d'art dramatique avec John Lehne, ancien professeur de Dustin Hoffman et d'Al Pacino. Il apprend aussi la mise en scène à l'Actors' Studio. Ses premiers travaux comme réalisateur sont des courts-métrages publicitaires et des documentaires pour des grandes firmes, comme la General Motors. Il collabore ensuite aux scénarios de Silent running (1972) de Douglas Trumbull et de Magnum force (1973) de Ted Post. A cette occasion, il rencontre Clint Eastwood, acteur et producteur du film.Carrière :
Michael Cimino est un réalisateur américain célèbre pour Voyage au bout de l’enfer (1978), qui lui vaut cinq Oscars dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur, avant que l’échec retentissant de La Porte du paradis (1980) ne marque durablement sa carrière.
La collaboration entre Michael Cimino et Clint Eastwood est fructueuse. Ce dernier demande au premier d'écrire et de réaliser pour lui Le Canardeur (1974). Dès ce premier long métrage se dessinent les caractéristiques de la mise en scène de Michael Cimino. Déjà transparaissent son goût pour les personnages mystérieux, son culte de la force et son intérêt pour les situations paradoxales. Voyage au bout de l'enfer (1978) le révèle véritablement. Alors que la déchirure du Viêt Nam est encore à vif aux Etats-Unis, le réalisateur aborde avec subtilité des thèmes délicats. L'amitié, la solidarité, l'héroïsme ou les remords de la nation sont peints avec cynisme, sans détour. Ce film connaît un véritable succès et obtient cinq Oscars. Cimino se lance alors dans la réalisation de La Porte du paradis (1980), fort d'un budget de trente millions de dollars et d'une confiance absolue des studios. Pendant le tournage, qui s'éternise, Cimino s'attache le surnom d'" Ayatollah " pour sa tyrannie et son perfectionnisme poussé à l'extrême. A sa sortie, le film connaît un échec cinglant. La United Artists le retire des salles et oblige Cimino à l'amputer de soixante-dix minutes. Le réalisateur est tenu responsable de la faillite financière du studio. Sa carrière est suspendue. Cinq années se passent avant L'Année du dragon (1985). Si cette création confirme son talent de metteur en scène, elle ne parvient pas à redorer son blason. Sa vision caricaturale de la communauté sino-américaine provoque une polémique. Cimino est taxé de raciste et dénoncé comme apôtre de la violence. Le Sicilien (1987) et The Desperate hours (1990) sont des demi-succès, malgré leurs qualités cinématographiques. Son dernier film, Sunchaser, date de 1996. Il le présente à Cannes et n'est pas récompensé. La même année, il confie à Télérama : " Je voulais montrer que les différences entre les individus peuvent être surmontées. Qu'il est possible de transcender les oppositions de cultures, de races, de classes sociales. ". Pour le 60ième anniversaire du Festival de Cannes (2007), Cimino participe au film collectif Chacun son cinéma. en réalisant le court No translation needed.