Robbe De Hert
Personnalité
Réalisateur, scénariste, interprète... : 1960-2010
Nationalité : Belgique
Naissance : 20/09/1942 - Farnborough, Hampshire, Angleterre, Royaume-Uni
Décès : 24/08/2020 - Anvers, Anvers, Belgique
Identité
Genre : homme
État civil :
- Robin François De Hert
Fonctions : Réalisateur, Réalisateur seconde équipe, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur du commentaire, Producteur, Monteur, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Auteur
Biographie
Formation :
Après avoir exercé divers métiers, dont celui de marin, Robbe De Hert se tourne à l'âge de vingt ans vers le cinéma, où il s'illustre brillamment avec deux courts métrages, Deux fois deux yeux (1963) et An old story (1964). Passé un temps par le métier de cadreur, il devient en 1966 membre du groupe de cinéastes indépendants Fugitive Cinéma.Carrière :
Figure majeure du cinéma flamand engagé, Robbe De Hert reste avant tout célèbre pour ses pamphlets virulents contre la société capitaliste et pour ses documentaires fondateurs sur l’histoire du cinéma belge, couronnés par son ultime fresque Hollywood sur l’Escaut.
Acteur de 19 december (Louis Celis, 1965) et des Ennemis (Hugo Claus, 1967), Robbe De Hert tourne ensuite deux moyens métrages mêlant fiction et documentaire : De Bom (1969) et SOS Fonske (1968). Reconnu par la profession après La Mort d'un homme-sandwich (1971), moyen métrage où il choisit de dénoncer l'exploitation publicitaire et politique de la mort d'un cycliste, le cinéaste signe son premier long métrage, Camera sutra (1973), mélange - comme ses précédents films - d'images d'archives, de reportage et de fiction. Cinéaste pamphlétaire, virulent critique de la société, il réalise ensuite Le Filet américain (1981) pour s'attaquer à l'économie capitaliste. Durant les années 1980, Robbe De Hert signe plusieurs fictions, dont la comédie dramatique Blueberry hill (1989), version belge d’American Graffiti et le thriller Trouble in paradise (id.). Dans les années 1990, le cinéaste poursuit son exploration de la société flamande à travers des fictions ancrées dans l’histoire contemporaine. Il signe ainsi Brylcream Boulevard (1995), chronique sociale et nostalgique d’une époque révolue, puis Gaston’s war (1997), épopée guerrière centrée sur la résistance civile durant la Seconde Guerre mondiale. La même année, il participe au film à sketches Elixir d’Anvers (1996), drame urbain aux accents mélancoliques. À l’aube du nouveau millénaire, il adapte avec brio le roman de Willem Elsschot dans Lijmen/Het Been (co-réalisé avec Luc Pien, 2000), satire féroce des mœurs bourgeoises et de la corruption, saluée par le prix André Cavens du meilleur film. Parallèlement à ses fictions, Robbe De Hert développe une œuvre documentaire dense consacrée à la mémoire du cinéma. Après Les Fabricants de rêve (1984) et Dupont et Dupond font du cinéma (coréalisation : Luc Pien, 1990), il réalise Op de fiets naar Hollywood (coréalisation : Willum Thijssen, 1993), puis Antwerpen in de cinema (1994), enquêtes affectionnées sur les liens entre la ville portuaire et le septième art. Il signe également plusieurs volets de Hollywood sur l’Escaut (2001-2004), avant de livrer, en 2018, une version définitive de cette fresque monumentale retraçant l’histoire complète du cinéma flamand, véritable testament cinématographique.