François Dupeyron
Personnalité
Nationalité : France
Naissance : 14/08/1950 - Tartas, Landes, France
Décès : 25/02/2016
Identité
Genre : homme
État civil :
- Jean François Marie Dupeyron
Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur de l'œuvre originale, Adaptateur, Découpage, Conseiller artistique, Conseiller technique, Auteur du commentaire, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Monteur, Auteur
Biographie
Formation :
Dès l'adolescence, François Dupeyron vibre pour le cinéma et décide d'en faire son métier. Après des études classiques et le service militaire, il intègre l'IDHEC. C'est dans ce cadre qu'il touche pour la première fois à la réalisation, tournant de petits films militants : occupations d'usines, grèves... Puis il réalise des films industriels, avant de profiter de l'âge d'or des courts métrages pour s'engouffrer dans la brèche. De 1978 à 1988, il tourne L'Ornière , On est toujours trop bonne , La Dragonne , Cochon de guerre , Lamento . Ces films lui apportent la reconnaissance du public et de ses pairs ; La Nuit du hibou (1984) obtient le césar du court métrage en 1985.Carrière :
Réalisateur français au style à la fois délicat et audacieux, François Dupeyron s’est imposé comme un conteur hors pair, mêlant émotion et profondeur dans des films marquants comme Drôle d'endroit pour une rencontre (1988), La Chambre des officiers (2001) ou Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (2002), souvent primés et salués par la critique.
François Dupeyron tourne son premier long métrage en 1988. Drôle d'endroit pour une rencontre, film insolite qui bénéficie du concours de Catherine Deneuve et de Gérard Depardieu, est un véritable succès, qui met en scène la rencontre d'un homme et d'une femme, qu'a priori rien ne rassemble, sur une aire d'autoroute. Le film reçoit quatre nominations au Césars dont celui de la meilleure première œuvre et du meilleur scénario. Avec Un cœur qui bat (1990), Dupeyron confirme son talent de réalisateur. Partant cette fois de situations simples, il filme la valse-hésitation d'un homme et d'une femme. En 1994, il retrouve Gérard Depardieu dans La Machine, sorte de thriller scientifique dans lequel il dirige également Nathalie Baye. En 1996, il participe au film à sketches L'Amour est à réinventer, sur le thème de la sexualité et du Sida, en réalisant le segment Et alors. En parallèle, il coécrit avec Nicole Garcia Le Fils préféré (1993), et travaille avec Frédéric Auburtin sur le scénario d’Un pont entre deux rives (F. Auburtin et Gérard Depardieu, 1998). La même année, il réalise C'est quoi la vie ?, qui aborde la transmission du savoir-faire et relate l'histoire d'un fils de paysans confronté au choix de reprendre l'exploitation familiale ou de s'exiler en ville. Il dirige en 2000 Sabine Azéma, André Dussollier et surtout Éric Caravaca dans l'adaptation du roman de Marc Dugain, La Chambre des Officiers. Il y aborde avec beaucoup de délicatesse un pan oublié de la Première Guerre Mondiale à travers l'histoire des "Gueules Cassées". Le film obtient deux Césars, et connaît un grand succès public et critique. En 2002, il adapte la pièce d'Éric-Emmanuel Schmitt, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, avec Omar Sharif en épicier philosophe. Une nouvelle fois, le style original de François Dupeyron est salué par la critique. En 2008 sort sur les écrans Aide-toi, le ciel t'aidera, et Dupeyron touche cette fois au thème des banlieues et du mélange des générations : Claude Rich campe un octogénaire qui aide sa voisine, une africaine mère de quatre enfants devant marier sa fille aînée.