Jean-Pierre Darras
Personnalité
Interprète, réalisateur, scénariste : années 1950-1990
Nationalité : France
Naissance : 26/11/1927 - France - Paris, Seine
Décès : 05/07/1999 - France - Créteil, Val-de-Marne
Identité
Genre : homme
État civil :
- Jean-Pierre Dumontet
- Jean-Pierre Emmanuel Georges Victor Ange Dumontet
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Voix (doublage), Scénariste, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Malgré les réticences de sa famille bourgeoise, Jean-Pierre Darras emprunte le chemin qui l'attire, le théâtre, et entre au Centre dramatique de l'Ouest. A sa sortie, Jean Vilar l'appelle au Théâtre national populaire où il reste sept ans, jouant le répertoire classique. Sa rencontre avec Philippe Noiret lui permet de s'orienter vers le cabaret : le duo Noiret-Darras obtient, de 1958 à 1963, un grand succès grâce à ses sketches Louis XIV et Racine .Carrière :
Acteur au talent éclectique, Jean-Pierre Darras a marqué le cinéma français par ses rôles comiques ou typés, son interprétation de personnages populaires et son unique réalisation, Les Braconniers de Dieu, révélant une polyvalence rare.
Au cinéma, Jean-Pierre Darras ne tient d'abord que des petits rôles, voire des figurations. Sans délaisser les planches, il se construit une véritable carrière à partir de 1969. Très vite, il s'oriente vers des films grand public, essentiellement des comédies, dans lesquelles il peut utiliser ses dons comiques. Ce provençal rieur au visage buriné et à la voix rocailleuse semble taillé pour les rôles typés. Après Une veuve en or (1969) de Michel Audiard et Le Viager (1971) de Pierre Tchernia, il retrouve son camarade Philippe Noiret dans La Vieille Fille (1971) de Jean-Pierre Blanc, joue dans L'Emmerdeur (1973) d'Edouard Molinaro et dans Attention les yeux (1975) de Gérard Pirès. On le retrouve dans des remakes de grands succès populaires tels que Le Chasseur de chez Maxim's (1976) de Claude Vital et La Vie parisienne de Christian-Jaque (1977). La cinquantaine venue, il incarne, en second rôle populaire, des personnages un peu plus graves dans Trois hommes à abattre (1980) de Jacques Deray ou Pour la peau d'un flic (1981) d'Alain Delon. Sa passion pour Molière l'amène à figurer dans les adaptations cinématographiques de Roger Coggio des Fourberies de Scapin(1981) et du Bourgeois gentilhomme (1981). En 1982, il réalise un long métrage, Les Braconniers de Dieu, adapté d'un roman de René Fallet, qui raconte les égarements d'un moine confronté aux tentations du monde. Produite par les Artistes français associés, cette comédie joyeuse n'a pas marqué le public mais prouve l'éclectisme des talents de Jean-Pierre Darras. Il apparaît ensuite dans Adieu foulards (1983) de Christian Lara, avant de se consacrer davantage à des rôles secondaires dans des comédies ou des films populaires, confirmant son statut de figure familière du cinéma français.