Maria Novaro
Personnalité
Réalisatrice, monteuse, scénariste, productrice : 1980-2020
Nationalité : Mexique
Naissance : 11/09/1951 - Mexique - Mexico, D.F.
Identité
Genre : femme
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Auteur de l'œuvre originale, Producteur, Monteur, Directeur de la photographie/Chef opérateur
Biographie
Formation :
Maria Novaro a étudié la sociologie à la Faculté des sciences politiques de l'Université nationale autonome au Mexique (UNAM, 1971-1977) et rejoint un collectif de réalisatrices féministes Colectivo Cine-Mujer en tant que consultante pour la production de divers documentaires. Ce collectif était dédié à raconter des histoires de femmes et à élargir les opportunités d'emploi pour les femmes dans l'industrie cinématographique. Cette participation à la réalisation de films l'incite à étudier la production cinématographique de manière formelle au Centro Universitario de Estudios Cinematográficos (CUEC- UNAM), de 1980 à 1985, elle a également suivi des cours de direction d'acteurs et de scénario au Sundance Institute et a été élève boursière de l'EICTV à Cuba.Carrière :
Pionnière du cinéma mexicain contemporain, María Novaro s’impose comme une voix majeure du 7e art en explorant, avec une sensibilité expressionniste et un regard profondément humaniste, les destins de femmes marginalisées ou en quête d’émancipation. Ses films, salués par les festivals internationaux, mêlent poésie visuelle et réalisme social pour peindre une fresque intime et engagée du Mexique moderne.
Pendant ses études, au début des années 1980, elle a réalisé une série de courts métrages en super 8 et 16 mm (Lavaderos, 1981 ; Sobre las olas, id. ; Es La Primera Vez, id. ; Encaje y Azucar, id. ; Conmigo la Pasarás Muy Bién 1982 ; 7 a.m., id. ; Querida Carmen, 1983 ; Una Isla Rodeada de Agua, 1985 ; Pervertida, id.). Elle devient l'assistante de réalisation d'Alberto Cortés pour son film Amor a la vuelta de la esquina (1985). Trois ans plus tard, elle réalise un court métrage, Azul celeste (1988), sur une femme enceinte à la recherche de son mari dans l'immense ville de Mexico. Maria Novaro est la plus populaire des réalisatrices mexicaines. Co-écrit avec sa sœur Beatriz, son premier long métrage, Lola (1989), raconte la dure vie d'une mère abandonnée à Mexico. Deux ans plus tard, Danzón (1991) explore l'atmosphère des dancings mexicains, avec Julia, mère célibataire d'âge moyen, qui fréquente les salles de danse avec ses collègues féminines. Danzón est l'histoire de la découverte de soi d'une femme engagée. Le film sera primé à Berlin, à New York et à La Havane. Puis, dans El Jardín del Eden (1994), un groupe de personnes, à la recherche d'une vie meilleure, se rend à Tijuana, ville réputée pour sa grande pauvreté. Enfin, dans Sin dejar huella (2000), Maria Novaro met en scène la rencontre de deux femmes célibataires et démunies, alors qu'elles parcourent des milliers de kilomètres ensemble. Dans ces trois films, María Novaro a réussi à établir, avec un grand succès, une empathie pour le personnage féminin et à refléter la solitude existentielle des femmes mexicaines contemporaines. Elle tourne ensuite trois courts-métrages La Morena (2006), Traducción Simultánea (id.) et La Morena (2010). Las Buenas hierbas (2009), primé à Rome et à Guadalajara, explore le monde des relations mère-fille et la maladie d'Alzheimer. Tesoros (2016), réalisé, écrit, produit et monté par Maria Novaro, est un film pour enfants. L'histoire des frères et sœurs Güeros (Dylan, Andrea et Lucas), qui partent avec leurs nouveaux amis locaux, armés d'une tablette, de quelques indices à la recherche du trésor que le pirate Francis Drake avait caché dans la région il y a quatre siècles. Cette réalisatrice, passionnée par l'univers des femmes, est souvent considérée comme une artiste expressionniste du fait de l'importance qu'elle accorde à la couleur dans ses films.