Lev Koulechov
Nationalité : URSS (Union soviétique)
Naissance : 13/01/1899 - Tambov, Empire russe (Tambov, Russie)
Décès : 29/07/1970 - Moscou, Russie, URSS (Moscou, Russie)
Personnalité
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- L. Koulechov
Translittération :
- Lev Kuleshov
- Lev Kulesov
État civil :
- Lev Vladimirovitch Koulechov
Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Décorateur, Superviseur de la réalisation, Collaborateur à la réalisation, Auteur, Collaborateur, Affichiste, Dessinateur
Biographie
Formation :
Lev Koulechov fait sa scolarité à l'Ecole des beaux-arts de Moscou. Il peint et dessine, principalement des clowns et des artistes. A dix-sept ans, il entre aux studios Khanjonkov comme décorateur. Il travaille avec le cinéaste tsariste en vogue Evgueni Bauer.Carrière :
Cinéaste, pédagogue et théoricien soviétique, Lev Koulechov est considéré comme l’un des pères du montage : son « effet Koulechov » a fondé une conception du cinéma où le sens naît du rapprochement des plans, influençant notamment Eisenstein et Poudovkine.
Lev Koulechov réalise ses deux premiers films avant la nationalisation du cinéma russe. Le Projet de l'ingénieur Pright (1917), qui raconte une bagarre entre deux hommes, est écrit par son frère Boris qui tient aussi le rôle principal. Taxé de " futuriste ", Lev Koulechov est congédié des studios Khanjonkov. En 1919, Lénine nationalise le cinéma. Koulechov part alors avec Edouard Tissé sur le front où il réalise des courts-métrages de propagande. La même année est créée la première école de cinéma soviétique, le VGIK. Koulechov y fonde un collectif et réalise l'année suivante Sur le front rouge avec ses élèves. Il signe selon lui un " film policier révolutionnaire ", s'inspirant des films de courses-poursuites américains. Il expérimente diverses techniques de montage, dont il sera un des premiers théoriciens. En 1924, il réalise avec son collectif Les Extraordinaires aventures de Mister West au pays des Bolchevicks. Le film remporte un énorme succès populaire. Mister West, sénateur américain, débarque à Moscou, empli de préjugés. Une série de péripéties s'enchaîne jusqu'à la dernière scène où l'Américain s'exclame sur la place Rouge : " Vive les bolcheviks ! " Le dernier film du collectif avant sa dispersion est Dura Lex en 1926. Cette adaptation d'une nouvelle de Jack London se déroule dans le Grand Nord canadien, où un couple de chercheurs d'or doit juger un prisonnier accusé de meurtre. Déjà, Koulechov est taxé d'américanisme et de formalisme par les idéologues du régime soviétique. Sa muse, Alexandra Khokhlova est, elle, victime de pamphlets vengeurs. Après l'échec du Grand consolateur (1933), Koulechov se consacre à l'enseignement. Il revient au cinéma en 1940 pour tourner des films de commande comme Les Sibériens (1940) ou Nous autres de l'Oural (1944), sa dernière œuvre. Lev Koulechov a réussi à établir un pont entre le cinéma tsariste et le cinéma soviétique. Son influence est notamment visible dans l'œuvre de Poudovkine, d'Eisenstein ou de Boris Barnet.